18e Sommet de Genève 2026 : analyse stratégique des dynamiques d’influence et de gouvernance internationale
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Dernière mise à jour : il y a 9 heures
Observation d’un dispositif d’influence coordonné
1. Introduction : Un dispositif de "Soft Power" coordonné
Le 18ème Sommet de Genève s'est tenu les 17 et 18 février 2026 dans une atmosphère de pré-conflit. Si l'événement est officiellement porté par United Nations Watch (sous la direction de Hillel Neuer), l'expertise de l'OMSAC révèle que les organisateurs du Sommet ont opéré comme un pivot central dans une manœuvre de communication beaucoup plus vaste.
L'objectif observé n'est pas seulement la défense des droits, mais la préparation psychologique de l'opinion internationale à une rupture avec le multilatéralisme traditionnel.
2. Chronologie d'une manœuvre systémique
L'OMSAC relève une synchronisation sans précédent entre trois piliers institutionnels :
Pilier 1 : La scène émotionnelle (17-18 fév.) : Les organisateurs du Sommet ont saturé l'espace médiatique à Genève. La présence inhabituelle et massive de caméras au Palais des Nations (17 fév.) puis au Centre International (18 fév.) suggère un scénario écrit à l'avance. Le "casting" des victimes, exclusivement issues des puissances adverses (Iran, Chine, Russie, Venezuela), a servi à construire un acte d'accusation moral indiscutable.
Pilier 2 : La structure de substitution (19 fév.) : Dès le lendemain, l'inauguration du Conseil de la Paix de Donald Trump à Washington a institutionnalisé cette force. Ce pseudo-conseil se présente comme l'alternative "efficace" aux échecs de l'ONU dénoncés la veille à Genève.
L’OMSAC dénonce avec la plus grande fermeté l’érosion continue de l’État de droit à l’échelle mondiale, aggravée par un recours croissant et systémique à la force, ainsi que par des pratiques d’ingérence et d’agression portant directement atteinte à la souveraineté des États.
L’Organisation constate que les droits humains font aujourd’hui l’objet d’une instrumentalisation et d’une remise en cause d’une ampleur préoccupante, menées au mépris des cadres juridiques internationaux et des principes fondamentaux du multilatéralisme. Cette dynamique fragilise durablement les mécanismes de régulation collective, affaiblit la confiance entre les États et fait peser un risque sérieux sur la stabilité de l’ordre juridique international.
Cette dérive est particulièrement incarnée par la doctrine unilatérale du président américain Donald Trump — illustrée par la création de ce "Conseil de la Paix" contournant les mécanismes de l'ONU — ainsi que par les actions du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, dont la légitimité internationale est lourdement compromise par un mandat d'arrêt émis par la Cour Pénale Internationale (CPI).
Pilier 3 : La neutralisation diplomatique (Échéance du 23 fév.) :
L’OMSAC estime qu’à l’ouverture de la 61ᵉ session du Conseil des droits de l’homme (CDH), prévue le 23 février 2026 au Palais des Nations à Genève, le contexte international sera déjà fortement contraint sur le plan médiatique et politique. Le flux d’informations généré par les organisateurs du 18e Sommet de Genève, conjugué à la montée en visibilité du Conseil de la Paix, place d’ores et déjà les États membres devant une réalité difficilement contournable, susceptible de réduire les conditions d’un dialogue pleinement neutre et équilibré.
Cette dynamique intervient en outre dans un contexte de fragilisation budgétaire persistante des Nations unies, facteur susceptible d’accentuer les tensions institutionnelles et la sensibilité politique des débats à venir. Dans ces conditions, l’OMSAC considère que cette situation pourrait entraîner des répercussions significatives sur le fonctionnement des mécanismes multilatéraux et sur la qualité des délibérations internationales.
a. Cadre général et déroulement de la session
La 61ᵉ session du Conseil des droits de l’homme se tiendra du 23 février au 31 mars 2026 au Palais des Nations, à Genève. Plus de 80 rapports sont inscrits à l’ordre du jour, accompagnés d’une vingtaine d’échanges interactifs avec des experts indépendants.
La séance inaugurale réunira plusieurs personnalités internationales de premier plan, dont le Secrétaire général António Guterres, ainsi que plusieurs responsables politiques et institutionnels, illustrant l’importance diplomatique de cette session dans l’agenda international.
b. Principales priorités et dossiers examinés
Durant plus de cinq semaines de travaux, les 47 États membres examineront la situation des droits fondamentaux dans près de quarante pays, ainsi qu’un large éventail de thématiques transversales, notamment :
la lutte contre la torture ;
la protection de la vie privée ;
les enjeux environnementaux liés aux droits humains ;
le droit à l’alimentation.
Plusieurs crises internationales devraient occuper une place centrale dans les discussions. Des rapports porteront notamment sur les violations liées au conflit au Soudan, tandis que la situation des femmes et des filles en Afghanistan fera l’objet d’analyses approfondies. Une mise à jour est également prévue concernant la situation au Myanmar, en particulier celle des Rohingya.
Dans le cadre de l’Examen périodique universel, treize rapports nationaux devraient être validés à la mi-mars. La session devrait s’achever par l’adoption de résolutions, incluant notamment la désignation attendue d’un nouveau rapporteur spécial pour le Cambodge.
c. Appréciation stratégique de l’OMSAC
Au regard de l’intensité de l’agenda, de la sensibilité des crises examinées et du contexte international marqué par une forte polarisation médiatique et institutionnelle, l’OMSAC considère que cette 61ᵉ session constitue un moment diplomatique particulièrement stratégique. L’enjeu ne réside pas uniquement dans l’examen des situations nationales, mais également dans la capacité du système multilatéral à préserver un cadre de dialogue équilibré, crédible et fondé sur le droit international.
3. Analyse de l'OMSAC : L'Érosion de l'État de Droit

L'analyse prospective des experts de l'OMSAC démontre que les enjeux réels transcendent les simples tensions géopolitiques régionales (axe Iran-USA-Israël). Il s'agit d'une tentative de substitution du droit par la puissance :
Instrumentalisation de la douleur : La sélection chirurgicale des victimes par les organisateurs du Sommet transforme les droits humains en un outil de ciblage géopolitique.
Le fameux Conseil de la Paix comme outil d'hégémonie : Cette nouvelle structure cherche à institutionnaliser la puissance américaine en dehors des chartes internationales, utilisant le "matériel humain" fourni par le 18è sommet de Genève pour justifier son interventionnisme.
Affaiblissement des institutions : En coordonnant ces événements, on assiste à une érosion délibérée de l'État de droit mondial au profit d'une "justice de puissance" où ceux qui détiennent la force militaire définissent seuls les critères de la démocratie.
4. Conclusion Stratégique
Le 18ème Sommet de Genève n'est pas une tribune isolée ; il est le bras médiatique d'une architecture de pouvoir en mutation. L'OMSAC conclut que cette semaine de février 2026 marque un tournant où les droits de l'homme cessent d'être une fin pour devenir un simple levier de communication militaire et institutionnelle.
5.Appel de l’OMSAC
L’Organisation Mondiale de Sécurité Anti-Corruption et Criminalité (OMSAC) lance un appel solennel au Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies afin qu’il agisse avec détermination pour rappeler le respect strict du droit international, des principes fondateurs du multilatéralisme et des engagements pris par les États. L’OMSAC l’exhorte à prendre position face aux initiatives et orientations portées par le président américain Donald Trump et par les acteurs qui s’y associent, lorsqu’elles sont susceptibles de fragiliser l’équilibre institutionnel international.
L’Organisation appelle également à une mobilisation coordonnée des États membres, des organisations internationales et des organisations non gouvernementales (ONG), afin de préserver l’intégrité du système multilatéral, de garantir le respect de la souveraineté des États et de renforcer une action collective fondée sur le droit, la transparence, le dialogue et la coopération internationale.
Verdict de l'Expertise : Nous assistons à une manipulation sophistiquée de l'opinion internationale visant à valider, par l'émotion et la force, le passage d'un ordre mondial fondé sur des règles multilatérales à un système de gouvernance unilatéral dirigé par le nouveau "Conseil de la Paix".
Département presse et médias de l'OMSAC




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