Participation stratégique de l'OMSAC à la Conférence Internationale sur l'IA et la Sécurité au Palais des Nations Genève de l'ONU
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À l'heure où l'intelligence artificielle redessine en profondeur les équilibres stratégiques, sécuritaires et géopolitiques mondiaux, la deuxième édition de la Conférence mondiale sur l'Intelligence Artificielle, la Sécurité et l'Éthique (AISE 2026), organisée par l'Institut des Nations Unies pour la Recherche sur le Désarmement (UNIDIR), a constitué l'un des rendez-vous diplomatiques et scientifiques les plus importants de l'année.
Réunie les 18 et 19 juin 2026 au Palais des Nations à Genève ainsi qu'en format virtuel, cette rencontre a rassemblé des représentants gouvernementaux, des diplomates, des experts scientifiques, des responsables du secteur privé et des acteurs de la société civile afin d'examiner les enjeux de gouvernance liés à l'intelligence artificielle dans les domaines de la paix et de la sécurité internationales.
Organisée dans un contexte particulièrement stratégique, la conférence s'est tenue à la suite des consultations informelles des Nations Unies sur l'utilisation de l'intelligence artificielle dans le domaine militaire, conformément à la résolution 80/58, et à quelques semaines de l'échéance fixée aux États membres pour soumettre leurs observations au Secrétaire général des Nations Unies sur les implications de l'IA militaire pour la paix et la sécurité internationales, en application de la résolution 79/239.
L'objectif de l'AISE 2026 était ambitieux : établir des passerelles concrètes entre les communautés technologiques, diplomatiques et industrielles afin de définir des cadres de gouvernance opérationnels, responsables et adaptés à l'évolution rapide des technologies d'intelligence artificielle.
C'est dans ce contexte de très haut niveau que l'Organisation Mondiale de Sécurité Anti-Corruption et Criminalité (OMSAC) a pris part aux travaux de la conférence, réaffirmant sa vocation d'acteur engagé dans la réflexion internationale sur les enjeux technologiques émergents et leur impact sur la sécurité globale.
L'OMSAC était représentée par une délégation composée de deux de ses cadres éminents : Monsieur François Aubriot, Chef du Département Analyse, Veille & Data Intelligence, et Monsieur Mourad Louadah, Chef du Département Solutions Durables.
Une conférence articulée autour de deux grands axes
La première journée des travaux, consacrée au volet technologique, a permis d'approfondir la compréhension des systèmes d'intelligence artificielle et de leur application dans les environnements de défense et de sécurité. Les discussions ont porté notamment sur les fondements des systèmes d'IA générative, l'autonomie des systèmes, les architectures homme-machine ainsi que sur les protocoles essentiels de test, d'évaluation, de vérification et de validation (TEVV), indispensables avant tout déploiement opérationnel.
La seconde journée s'est orientée vers les enjeux de gouvernance, d'éthique et de droit international humanitaire. Les débats ont mis en lumière la nécessité d'une convergence réglementaire internationale capable de concilier innovation technologique et maîtrise des risques, tout en réaffirmant le principe fondamental du contrôle humain sur les systèmes d'armes autonomes et l'impératif de responsabilité dans l'usage de la force létale.
Une contribution intellectuelle aux débats internationaux

Au cours des différentes sessions, les représentants de l'OMSAC ont suivi avec une attention particulière plusieurs analyses thématiques de premier plan consacrées aux biais algorithmiques, à l'évaluation des modèles d'IA, aux risques liés aux systèmes adverses, à la gouvernance des technologies à double usage et aux interactions entre intelligence artificielle et droit international humanitaire.
Les travaux ont notamment bénéficié des interventions de personnalités académiques et institutionnelles de renom, parmi lesquelles :
Dr Jane Pinelis et Kerstin Vignard du Laboratoire de physique appliquée de l'Université Johns Hopkins, sur les biais dans les systèmes d'IA ;
Rumeysa Savran, de l'Université de technologie de Nuremberg, sur les biais géopolitiques des grands modèles linguistiques ;
Bandana Kaur, fondatrice de HackWitHer, sur les méthodologies de tests adverses des systèmes d'IA ;
Ben Fawcett d'Advai, sur les nouveaux modèles d'évaluation et d'acquisition de l'IA dans le domaine de la défense ;
Le Major-général Dr Pawan Anand de l'United Service Institution of India, sur la gouvernance des systèmes d'IA responsables à double usage ;
Daniel Ross de Dynamo AI et l'Honorable Harjit Singh Sajjan, ancien ministre de la Défense du Canada, sur les mécanismes d'assurance des systèmes d'IA à enjeux élevés ;
Dr Vadim Kozyulin de l'Académie diplomatique russe, sur les interactions entre IA et droit international humanitaire ;
Asim Khwaja, représentant de la Fonction publique britannique, sur la gouvernance de l'IA agentielle dans la cyberdéfense ;
Ulysse Richard du Bureau des affaires du désarmement des Nations Unies (UNODA), sur la gouvernance des systèmes dynamiques d'aide à la décision ;
Yagmur Ceren Atay, spécialiste indépendante en sécurité de l'IA, sur les risques liés à l'utilisation offensive des agents d'intelligence artificielle.
Un dialogue privilégié avec les acteurs majeurs de la sécurité internationale
En marge des sessions officielles, la délégation de l'OMSAC a mené plusieurs échanges de haut niveau avec des personnalités influentes du monde diplomatique, scientifique et stratégique.
Parmi elles figurait Monsieur Rafael Mariano Grossi, diplomate argentin et Directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) depuis 2019. Figure majeure de la gouvernance internationale des technologies sensibles, il joue un rôle central dans les questions liées à la sûreté nucléaire, à la non-prolifération et à l'encadrement des technologies émergentes ayant un impact sur la paix et la sécurité internationales.
L'OMSAC a également échangé avec le Major-général Dr Pawan Anand, officier général de l'armée indienne et expert reconnu des questions de sécurité stratégique. Chercheur et membre éminent de la United Service Institution of India (USI), le plus ancien centre indien d'études stratégiques, il est spécialisé dans la gouvernance des technologies de défense, les systèmes d'intelligence artificielle à double usage et l'éthique des innovations militaires.
Les discussions ont aussi associé l'Honorable Harjit Singh Sajjan, homme d'État canadien, ancien ministre de la Défense nationale du Canada et ancien ministre du Développement international. Officier supérieur décoré des Forces armées canadiennes, il est reconnu pour son expertise des questions de sécurité internationale, des opérations militaires et des défis posés par l'intégration des technologies avancées dans les politiques de défense.
La délégation a également eu des échanges approfondis avec le Dr Vadim Kozyulin, professeur et expert auprès de l'Académie diplomatique du ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie. Spécialiste des technologies émergentes, du contrôle des armements et du droit international humanitaire, il consacre ses travaux aux implications stratégiques de l'intelligence artificielle dans les domaines militaire et sécuritaire.
Enfin, des discussions constructives ont été menées avec Monsieur Asim Khwaja, haut fonctionnaire de la Fonction publique du Royaume-Uni, reconnu pour son expertise dans les domaines de la cybersécurité, de la gouvernance de l'intelligence artificielle et des politiques publiques liées aux technologies émergentes. Ses travaux portent notamment sur l'encadrement des systèmes d'IA agentielle appliqués à la cyberdéfense et à la résilience des infrastructures critiques.
Ces échanges de haut niveau ont permis à l'OMSAC de renforcer son réseau de coopération internationale et d'approfondir sa réflexion sur les mécanismes de gouvernance de l'intelligence artificielle appliquée à la paix, à la sécurité et au développement durable.
Ces échanges ont permis d'aborder les défis liés à la gouvernance mondiale de l'intelligence artificielle, à la résilience des infrastructures critiques, à l'éthique des technologies émergentes et au développement de cadres de coopération internationale plus inclusifs.
Le lancement d'un Centre d'excellence sur l'IA, la paix et la sécurité
L'un des moments marquants de cette édition a été le pré-lancement, le 17 juin 2026, du nouveau Centre d'excellence de l'UNIDIR consacré à l'intelligence artificielle, à la paix et à la sécurité.
Cette structure aura pour mission de renforcer la continuité des initiatives internationales, de proposer des formations spécialisées, de promouvoir l'inclusion, notamment à travers le programme « Women in AI Fellowship » destiné aux femmes diplomates, et de produire des recommandations fondées sur des données scientifiques rigoureuses afin d'accompagner les États dans la mise en œuvre d'une gouvernance responsable de l'intelligence artificielle.
Une présence qui confirme le positionnement international de l'OMSAC
Par la qualité de sa participation et l'engagement de ses représentants, l'OMSAC a démontré sa capacité à contribuer aux réflexions internationales sur les transformations technologiques qui redéfinissent les enjeux contemporains de sécurité.
Cette participation témoigne du développement constant de l'expertise de l'organisation dans les domaines de la veille stratégique, de l'analyse des données, de la gouvernance technologique et des solutions durables appliquées à la sécurité internationale.
Dans un environnement mondial marqué par l'accélération des innovations technologiques, l'OMSAC entend poursuivre son engagement en faveur d'une intelligence artificielle responsable, éthique et au service de la paix, de la sécurité et du progrès humain.
Département presse & médias

















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