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OMSAC — AFFAIRE DU BLOCAGE DE SON PORTAIL EN ALGÉRIE

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il y a 5 heures
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OMSAC — AFFAIRE DU BLOCAGE DE SON PORTAIL EN ALGÉRIE

Après nos deux précédentes publications consacrées à l’accessibilité du portail officiel de l’OMSAC depuis les trois réseaux mobiles en Algérie (Mobilis, Djezzy et Ooredoo), l’Organisation mondiale de sécurité anti-corruption et criminalité souhaite aujourd’hui porter à la connaissance de l’opinion publique et des autorités les derniers éléments dont elle dispose.


L’OMSAC a constaté que son portail officiel avait été rendu inaccessible depuis les réseaux mobiles des trois opérateurs de téléphonie mobile présents en Algérie : Mobilis, Ooredoo et Djezzy. Face à cette situation, l’OMSAC n’a jamais choisi la polémique. Elle a choisi la vérification, le dialogue, la correspondance officielle et la recherche de la vérité.


Des personnes présentes en Algérie avaient initialement alerté l’OMSAC de cette situation. Ces signalements ont conduit à des vérifications puis à des démarches auprès des opérateurs concernés. Le premier rétablissement est intervenu rapidement au niveau de l’un des trois opérateurs, après intervention d’un contact auprès de ses services.


Mais malgré plusieurs correspondances officielles adressées par l’OMSAC, aucune explication formelle n’a été communiquée à l’Organisation. Les deux autres opérateurs ont finalement apporté des réponses après plusieurs relances de l’OMSAC, notamment après sa dernière correspondance les informant qu’en l’absence de réponse, le dossier serait porté à la connaissance des plus hautes autorités de l’État.


Ces réponses ont permis d’apporter certains éléments techniques. Mais leur comparaison fait apparaître des différences importantes dans les explications successivement communiquées concernant l’origine et le mécanisme de l’incident.

L’OMSAC a également sollicité son prestataire technique afin de vérifier les informations qui lui avaient été communiquées.


Cette vérification a apporté un élément particulièrement important : aucune demande émanant d’une autorité ou d’un acteur algérien n’avait été reçue par le prestataire concernant cette intervention.


Cette information est d’autant plus importante qu’une correspondance émanant de l’administration avait indiqué que le rétablissement de l’accès avait été effectué après une coordination avec l’hébergeur du portail. Les éléments recueillis par l’OMSAC ne permettent donc pas de confirmer cette affirmation.


Une question simple demeure


Après plusieurs mois de démarches, une question essentielle demeure :

QUI EST À L’ORIGINE DE CETTE SITUATION, POURQUOI LE PORTAIL DE L’OMSAC A-T-IL ÉTÉ RENDU INACCESSIBLE ET SUR QUELLE BASE ?


L’OMSAC ne prétend pas se substituer aux autorités compétentes. Elle ne rend pas de jugement. Elle ne désigne pas de responsable avant que les faits aient été établis par les autorités habilitées.


Mais l’OMSAC estime qu’une organisation internationale, comme tout citoyen ou toute institution, est en droit de demander des explications claires, traçables et vérifiables lorsqu'une mesure affecte directement son activité et l’accès du public à son information.


Le silence est aussi une information

Sur les trois opérateurs concernés, deux ont finalement répondu après les relances de l’OMSAC. Le troisième n’a toujours apporté aucune réponse officielle aux nombreuses correspondances qui lui ont été adressées. L’OMSAC constate également le silence persistant de l’autorité de régulation compétente (ARPCE), malgré les démarches engagées. Ce silence ne permet pas de répondre à la question essentielle. Il ne fait donc que renforcer la nécessité d’une clarification officielle.


L'OMSAC fait confiance aux institutions algériennes

L’OMSAC tient cependant à rappeler un élément fondamental. Cette affaire ne constitue pas une mise en cause de l’Algérie, de son peuple, de ses institutions ou de ses autorités dans leur ensemble. Bien au contraire. L’OMSAC entretient depuis plusieurs années des relations respectueuses avec l’Algérie, son peuple et ses institutions.


Depuis 2020, l’Organisation a régulièrement publié des analyses, des rapports et des prises de position concernant l’Algérie, y compris lorsque ceux-ci mettaient en valeur ses institutions, ses efforts et son rôle.


L’OMSAC distingue donc clairement l’État et ses institutions des comportements individuels qui pourraient éventuellement être à l’origine d’un dysfonctionnement.

C’est précisément pour cette raison que nous choisissons aujourd’hui de rendre publics les éléments dont nous disposons.


Notre confiance dans la justice algérienne est totale

L’OMSAC réaffirme solennellement sa totale confiance dans les plus hautes autorités de l’État algérien ainsi que dans la justice algérienne. Nous considérons que si des actes ont été commis en dehors des procédures régulières, s’ils résultent d’initiatives individuelles ou s’ils ont été exécutés sans fondement légal identifiable, il appartient aux autorités compétentes d’en établir la réalité et, le cas échéant, les responsabilités.


L’OMSAC ne demande rien d’autre :

LA VÉRITÉ.

Pas de confrontation.

Pas de polémique.

Pas de règlement de comptes.

Sauf la vérité.


L'OMSAC continuera jusqu'à ce que la vérité soit établie

Cette troisième publication constitue une étape importante dans la communication publique de l’OMSAC sur cette affaire. Elle ne signifie pas que l’Organisation renonce à comprendre ce qui s’est réellement produit.

Au contraire. L’OMSAC poursuivra ses démarches jusqu’à l’obtention d’explications complètes et vérifiables.


Notre Organisation restera attachée aux principes qui fondent son action :

INTÉGRITÉ • JUSTICE • TRANSPARENCE • RESPONSABILITÉ

Et parce que l’OMSAC croit profondément à l’État de droit, elle continuera à privilégier les voies institutionnelles, le dialogue, la documentation des faits et les autorités compétentes.


Éléments de clarification et de transparence

Dans un souci de transparence, de responsabilité institutionnelle et de respect des faits, l’OMSAC souhaite porter à la connaissance de ses interlocuteurs les derniers éléments établis concernant cette situation.


Cette affaire dépasse désormais le seul cas du portail de l’OMSAC. Elle soulève une question fondamentale de gouvernance, de responsabilité et de transparence : peut-on exercer une autorité, prendre une mesure ou provoquer une conséquence importante pour une organisation ou pour des personnes, sans qu’il soit clairement possible d’établir qui a décidé, pourquoi, et sur quelle base ?


Pour l’OMSAC, la réponse est claire :

L’intégrité exige la traçabilité.

La responsabilité exige des explications.

L’autorité exige des règles.

Et la confiance exige la vérité.


L’intégrité comme principe d'action

Cette affaire s’inscrit pleinement dans la vision de l’OMSAC « L’intégrité comme principe d'action ». Car prévenir les dérives ne signifie pas attendre qu’un scandale éclate. Cela signifie observer, questionner, documenter, demander des explications et défendre les principes d’intégrité avant qu’il ne soit trop tard.


L’OMSAC continuera donc son action.

Avec respect pour l’Algérie.

Avec respect pour ses institutions.

Avec confiance dans sa justice.

Mais avec une détermination totale à connaître la vérité.

L’OMSAC NE CHERCHE PAS UN AFFRONTEMENT.

L’OMSAC CHERCHE LA VÉRITÉ.

Et jusqu’à ce que toute la lumière soit faite, notre démarche continuera.


Chronologie des publications de l'OMSAC

Afin de permettre à chacun de suivre l’évolution de cette situation dans sa chronologie et d’accéder aux éléments déjà publiés, l’OMSAC met à disposition les deux précédentes publications consacrées à cette affaire :


Ces deux publications constituent les étapes précédentes de cette démarche et permettent de suivre, dans l’ordre chronologique, les faits portés à la connaissance de l’OMSAC, les démarches entreprises et les évolutions successives de la situation.

Un hommage à la réactivité institutionnelle



L’OMSAC tient également à saluer la réactivité et le professionnalisme de Monsieur Sid Ali Zerrouki, Ministre de la Poste et des Télécommunications.

Saisi par l’OMSAC par courrier électronique le 5 août 2026, le Ministre a rapidement donné instruction aux services compétents de prendre en charge cette situation. Dans les jours qui ont suivi, l’OMSAC a été informée que les équipes concernées avaient été mobilisées afin d’examiner le dossier et d’apporter une réponse.


L’OMSAC considère cette réaction comme un exemple de responsabilité institutionnelle, de disponibilité et de respect à l’égard d’une organisation internationale de la société civile. Elle témoigne également de la crédibilité, de la notoriété et du sérieux des institutions de la République algérienne, lorsque celles-ci sont représentées par des responsables qui assument pleinement leurs responsabilités et répondent avec diligence aux préoccupations qui leur sont soumises. Lorsqu’une autorité agit avec célérité et sérieux, il est du devoir de l’OMSAC de le reconnaître publiquement et de lui exprimer sa considération.

L’OMSAC sait dénoncer lorsque cela est nécessaire, mais elle sait également reconnaître, saluer et remercier lorsque les institutions agissent avec responsabilité, professionnalisme et respect.

Lina LEFEBVRE : Département Relations Internationales



 
 
 

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Clause de responsabilité et portée juridique

Nos rapports et enquêtes sont fondées sur des informations accessibles, des recoupements factuels et des analyses professionnelles. Elles ne constituent en aucun cas des enquêtes judiciaires, policières ou administratives, ni des décisions de justice.

Conformément aux statuts de l’OMSAC, nos missions officielles sont la lutte contre la corruption, la criminalité, le trafic d’influence, la fuite des capitaux, le blanchiment d’argent, la défense des droits de l’homme, la traite des êtres humains, l’immigration clandestine et la protection de la liberté d’expression à l’échelle mondiale.

L’OMSAC mène ses propres enquêtes et investigations. Lorsqu’elle reçoit des informations ou des alertes, celles-ci sont analysées, étudiées et expertisées par le Département Intégrité et Investigations, en coordination avec le Département Juridique. Selon la gravité et la nature des faits constatés, ces départements décident de la transmission des dossiers aux institutions sécuritaires ou judiciaires compétentes du pays concerné. À partir de ce point, la mission de l’OMSAC prend fin.

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