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L'OMSAC : Repenser la Mesure de la Corruption pour Plus d'Objectivité et d'Équité"

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    omsac actualités
  • 5 sept. 2023
  • 16 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 6 heures



L'Organisation Mondiale de Sécurité Anti Corruption & Criminalité Appel à la mobilisation des institutions étatiques et les ONG Contre la Manipulation des Indices de Perception Corruption


Octobre 2021 – Septembre 2023. Voilà deux années que le Département Intégrité et Investigations de l’OMSAC s’est engagé, sur décision du Bureau exécutif, dans une enquête internationale approfondie, à la suite de notre rapport rendu public le 2 octobre 2021 :🔗 Propositions visant à lutter contre la corruption et répondre aux préoccupations de la société civile


Cette enquête a mis en évidence un paysage troublant, marqué par des manipulations, des subjectivités et de graves biais dans les mécanismes actuels de mesure de la corruption. Nous avons également révélé des pratiques douteuses au sein de pseudo-organismes et d’organisations qui prétendent lutter contre la corruption, mais qui, en réalité, participent à son maintien, au détriment des intérêts socio-économiques de nombreux pays.


Ces révélations nous ont poussés à réfléchir profondément à la manière dont la corruption est évaluée à l'échelle mondiale et aux conséquences majeures de ces évaluations erronées. Notre enquête met en lumière la nécessité urgente de repenser ces mécanismes et de les rendre plus objectifs, équitables et transparents.


Dans notre analyse, nous partagerons les principales conclusions de notre enquête et formulerons des recommandations spécifiques pour une réforme fondamentale de la manière dont nous mesurons et luttons contre la corruption. Nous croyons fermement que la transparence, la responsabilité et la vérifiabilité doivent être au cœur de ces mécanismes pour garantir un monde plus intègre et équitable pour tous.


Nous lançons un appel sincère aux États qui ont été victimes de ces manipulations au cours des dernières années. Rejoignez-nous dans notre appel à l'action pour remettre en question les faux indices qui vous ont affectés et pour mettre en lumière des indices de corruption plus fiables et légitimes.


Ensemble, conformément aux principes des droits de l'homme et aux lois internationales, nous pouvons renforcer la lutte contre la corruption, promouvoir la justice et l'équité, et œuvrer pour un avenir où la transparence et l'intégrité prévalent. Rejoignez-nous dans notre appel à l'action pour un changement significatif dans la lutte contre la corruption, car nous croyons que chaque individu, chaque entreprise et chaque nation mérite un avenir exempt de corruption et empreint d'intégrité.


Pourquoi Repenser la Mesure de Corruption

Il est tout à fait louable de vouloir examiner et remettre en question les mécanismes actuels de lutte contre la corruption et les méthodes d'évaluation de la corruption. La transparence et l'objectivité dans la mesure de la corruption sont essentielles pour garantir l'efficacité des politiques anti-corruption.


1. Contextualisation : Réexaminer les Mécanismes de Lutte contre la Corruption

La lutte contre la corruption est une préoccupation majeure à l'échelle mondiale. Les mécanismes de mesure de la corruption, tels que l'Indice de Perception de certaines organisations et d'autres indicateurs internationaux similaires, jouent un rôle essentiel dans la définition des priorités en matière de lutte contre la corruption et dans l'allocation des ressources. Cependant, il est de plus en plus évident que ces mécanismes actuels présentent des problèmes importants qui remettent en question leur objectivité et leur efficacité.


L'une des préoccupations majeures réside dans la subjectivité inhérente à ces mécanismes. Les évaluations de la corruption reposent souvent sur l'opinion d'un nombre limité d'experts ou d'informateurs, ce qui laisse place à l'interprétation personnelle et aux biais potentiels. Les perceptions de la corruption peuvent varier d'un expert à l'autre et sont susceptibles d'être influencées par des facteurs culturels, politiques et économiques.


De plus, les mécanismes actuels de mesure de la corruption peuvent être vulnérables à des manipulations délibérées. Certains gouvernements et acteurs économiques ont été accusés de chercher à influencer ces indicateurs en leur faveur, en mettant en place des stratégies de dissimulation de la corruption ou en exerçant des pressions sur les experts chargés des évaluations.


Ces préoccupations soulèvent des questions essentielles quant à l'efficacité des mécanismes actuels de lutte contre la corruption. Si les évaluations ne sont pas objectives et fiables, les ressources allouées à la lutte contre la corruption pourraient être mal dirigées, et les pays et les entreprises véritablement engagés dans la lutte pourraient être désavantagés.


Il est donc impératif de remettre en question ces mécanismes et d'explorer des alternatives plus transparentes et objectives pour mesurer la corruption et lutter contre ce fléau. Dans les sections suivantes, nous examinerons de manière approfondie les limites des mécanismes actuels et proposerons des recommandations pour une réforme efficace.


2. Analyse des Mécanismes Existantes : Limites et Biais de l'Indice de Perception de la Corruption (IPC)

L'Indice de Perception de la Corruption (IPC) d'une organisation très connue est l'un des indicateurs les plus largement utilisés pour évaluer la corruption à l'échelle mondiale. Cependant, une analyse critique révèle plusieurs limites et biais potentiels qui remettent en question sa fiabilité et son objectivité.


A. Subjectivité : L'IPC repose sur des enquêtes d'opinion menées auprès d'experts et de professionnels des affaires. Cette subjectivité inhérente au processus d'évaluation signifie que les résultats sont influencés par les perceptions individuelles, qui peuvent être biaisées par des préjugés culturels, politiques ou économiques.


B. Manque de données empiriques : L'IPC se base principalement sur des données qualitatives plutôt que quantitatives. Il manque souvent des données empiriques solides pour étayer les évaluations, ce qui réduit la robustesse de l'indice.


C. Sélection des experts : Le choix des experts interrogés peut être critiqué. Les experts peuvent provenir principalement des milieux universitaires et des entreprises, ce qui peut ne pas refléter la diversité des perspectives et des expériences sur le terrain.


D. Sensibilité aux changements politiques : L'IPC peut être sensible aux changements politiques, ce qui signifie que les résultats peuvent varier considérablement d'une année à l'autre en raison de changements dans les perceptions politiques et non nécessairement en raison de changements réels dans la corruption.


E. Ignorance des corruption systémiques : L'IPC se concentre souvent sur la corruption de haut niveau et peut négliger la corruption systémique et quotidienne qui affecte davantage les citoyens ordinaires.


F. Impact sur l'image des pays : Les pays obtenant de mauvais scores dans l'IPC peuvent subir des conséquences économiques et diplomatiques, ce qui peut inciter certains gouvernements à mettre en place des mesures pour manipuler ou dissimuler la corruption plutôt que de la combattre.


G. Manque de distinction au sein des pays : L'IPC traite souvent les pays comme des entités homogènes, ce qui peut masquer les différences régionales et les variations dans la corruption à l'intérieur d'un pays.


En raison de ces limites et biais potentiels, il est impératif de repenser les mécanismes de mesure de la corruption pour les rendre plus objectifs, transparents et fiables. La réforme de ces indicateurs devrait inclure une diversification des sources de données, une plus grande participation des parties prenantes locales, une utilisation de données empiriques quantitatives, et une sensibilisation aux contextes culturels et régionaux spécifiques. Cela permettra de mieux cerner la réalité complexe de la corruption et de guider plus efficacement les actions de lutte contre ce fléau.


3. Méthodes d'Évaluation Biaisées : Les méthodes d'évaluation de la corruption peuvent être sujettes à divers biais, qui vont de l'opinion des experts aux pressions politiques et économiques, avec des conséquences potentiellement dommageables pour certains pays et entreprises.


A. Biais liés à l'opinion des experts : Les évaluations de la corruption dépendent souvent des opinions subjectives d'experts, ce qui peut entraîner des biais. Certains experts peuvent avoir des préjugés culturels ou politiques, et leurs opinions peuvent être influencées par leur expérience personnelle. Cela peut entraîner des évaluations inexactes et biaisées de la corruption dans certains pays.


B. Pressions politiques : Certains gouvernements peuvent exercer des pressions sur les évaluateurs pour obtenir des résultats plus favorables. Cela peut se faire par le biais de menaces, d'intimidation ou d'incitations financières. Les évaluateurs peuvent être incités à minimiser la gravité de la corruption dans un pays donné.


C. Influence économique : Les entreprises multinationales puissantes peuvent également influencer les évaluations de la corruption. Elles peuvent exercer des pressions économiques en menaçant de retirer des investissements ou des contrats en cas de mauvais classement. Les évaluateurs peuvent être tentés de protéger les intérêts économiques de leur pays en évaluant favorablement les entreprises nationales.


D. Effets sur l'image internationale : Les pays ayant de bons classements en matière de lutte contre la corruption bénéficient souvent d'une meilleure image internationale, ce qui peut attirer davantage d'investissements étrangers et renforcer leur position diplomatique. Cela peut inciter certains pays à tout faire pour maintenir une image favorable, même s'ils ne prennent pas de mesures significatives contre la corruption.


E. Conséquences sur la lutte contre la corruption : Les méthodes d'évaluation biaisées ont des conséquences néfastes sur la lutte contre la corruption. Les ressources peuvent être mal dirigées, les pays véritablement engagés dans la lutte peuvent être découragés, et la confiance du public peut être sapée si les évaluations ne reflètent pas la réalité.


Pour remédier à ces biais, il est essentiel d'adopter des méthodes d'évaluation plus transparentes, diversifiées et fondées sur des données empiriques. La participation d'experts indépendants, la collecte de données quantitatives solides, et la publication de rapports détaillés peuvent aider à réduire les risques de biais et à promouvoir une lutte plus efficace contre la corruption. Les organismes de lutte contre la corruption et les institutions internationales doivent également être vigilants et indépendants pour éviter les pressions et les influences indésirables.


4. Cas Concrets : Les Conséquences Politiques et Économiques des Indicateurs de Corruption Contestés

Plusieurs cas concrets illustrent comment les indicateurs de corruption ont été contestés et ont eu des répercussions politiques et économiques significatives. Ces exemples mettent en lumière l'impact potentiellement dévastateur de ces indicateurs lorsque leur objectivité est remise en question.


A. Classement de la Banque mondiale au Chili :

En 2018, la Banque mondiale a abaissé le classement du Chili en matière de facilité de faire des affaires en raison de préoccupations concernant la corruption. Cette décision a eu des conséquences économiques directes, car elle a entravé la capacité du Chili à attirer des investissements étrangers. Cependant, elle a également suscité des controverses, de nombreux Chiliens et experts contestent la validité de ces évaluations, arguant que la réalité de la corruption dans le pays est bien moins grave que ce que suggèrent les classements internationaux.


B. Classement de la Russie par Transparency International :

La Russie a été fréquemment classée parmi les pays les plus corrompus par Transparency International. Cette évaluation a eu un impact significatif sur les relations diplomatiques et économiques de la Russie avec d'autres pays. Les classements ont été utilisés pour justifier des sanctions économiques et des restrictions commerciales, mais certains critiques affirment que ces classements sont politiquement motivés et qu'ils négligent les efforts de lutte contre la corruption entrepris par le gouvernement russe.


C. Classement de l'Ukraine en 2014 : L'Ukraine a été fortement classée comme l'un des pays les plus corrompus avant la Révolution de la Dignité en 2014. Cette perception a alimenté les manifestations populaires et a finalement conduit à un changement de régime. L'impact des classements de corruption sur la mobilisation citoyenne et les changements politiques démontre comment ces évaluations peuvent avoir des conséquences politiques majeures.


D. Classement du Brésil dans le contexte de l'opération "Lava Jato" :

Les enquêtes massives de corruption au Brésil, connues sous le nom d'opération "Lava Jato", ont révélé des scandales de corruption à grande échelle impliquant des entreprises et des politiciens de haut niveau. Cela a conduit à une augmentation significative de la perception de la corruption dans le pays, selon les classements internationaux. Cette perception a eu des répercussions économiques en décourageant les investissements étrangers et en affaiblissant la confiance des marchés.


Ces cas concrets montrent comment les évaluations de la corruption peuvent avoir des conséquences politiques et économiques considérables. Il est essentiel de garantir que ces indicateurs soient fondés sur des données empiriques solides, transparents dans leur méthodologie, et exempts de tout biais politique ou économique pour éviter de fausses représentations de la réalité de la corruption et pour promouvoir des politiques efficaces de lutte contre la corruption.


5. Appel à des Mécanismes Plus Objectifs de Mesure de la Corruption : Pour garantir des mécanismes de mesure de la corruption plus objectifs et efficaces, voici quelques recommandations clés :


A. Diversification des sources de données : Encouragez la collecte de données à partir de multiples sources, y compris des enquêtes auprès des citoyens, des données financières, des rapports d'organisations non gouvernementales, et des audits indépendants. Cela permettra de diversifier les perspectives et de réduire la dépendance à l'égard de l'opinion d'un petit groupe d'experts.


B. Transparence méthodologique : Les méthodologies utilisées pour évaluer la corruption doivent être transparentes et accessibles au public. Les processus de collecte de données, d'analyse et de notation doivent être clairement documentés et divulgués, de manière à ce que les parties prenantes puissent évaluer la validité des évaluations.


C. Participation des parties prenantes : Impliquez activement les parties prenantes locales, notamment les ONG, les médias, les universités, et les représentants de la société civile, dans le processus d'évaluation. Leurs connaissances et leurs expériences locales peuvent apporter une perspective précieuse et contribuer à réduire les biais.


D. Utilisation de multiples indicateurs : Au lieu de se reposer sur un seul indicateur, encouragez l'utilisation de multiples indicateurs pour évaluer la corruption. Cela peut inclure des indices de corruption, des indicateurs de gouvernance, des données sur la transparence des entreprises, et d'autres mesures pertinentes. L'agrégation de ces données peut fournir une évaluation plus complète.


E. Vérifiabilité des données : Veillez à ce que les données utilisées pour évaluer la corruption soient vérifiables et fondées sur des preuves solides. Lorsque cela est possible, les données quantitatives devraient être privilégiées, car elles sont moins sujettes à la subjectivité.


F. Sensibilité culturelle et contextuelle : Tenez compte des différences culturelles et contextuelles dans l'évaluation de la corruption. Ce qui peut être perçu comme de la corruption dans une culture peut ne pas l'être dans une autre. Les mécanismes d'évaluation devraient être sensibles à ces nuances.


G. Indicateurs de corruption au niveau infra-national : Plutôt que de traiter les pays comme des entités homogènes, développez des indicateurs de corruption au niveau infra-national pour tenir compte des variations régionales. Cela permet de mieux cerner les poches de corruption au sein d'un pays.


H. Surveillance continue et révision périodique : Les mécanismes de mesure de la corruption devraient être soumis à une surveillance continue et à une révision périodique de leur méthodologie pour s'assurer qu'ils restent pertinents et objectifs.


En suivant ces recommandations, les mécanismes de mesure de la corruption peuvent devenir plus fiables, plus objectifs et plus efficaces dans la lutte contre ce fléau. Ils serviront mieux les objectifs de la transparence, de la responsabilisation et de la réduction de la corruption à l'échelle mondiale.


6. Importance de la Transparence dans la Lutte Contre la Corruption : La transparence est un pilier essentiel de la lutte contre la corruption, car elle favorise la reddition de comptes, renforce la vérifiabilité des données et contribue à une meilleure gouvernance. Voici pourquoi la transparence est cruciale et comment elle peut être renforcée dans la collecte et la publication de données sur la corruption :


A. Reddition de comptes accrue : La transparence permet de rendre les actions des gouvernements, des entreprises et des institutions plus visibles et accessibles au public. Cela crée une incitation à une gestion plus responsable et éthique, car les acteurs savent qu'ils sont susceptibles d'être tenus responsables de leurs actes.


B. Prévention de la corruption : La divulgation transparente des informations sur les contrats, les transactions financières et les activités gouvernementales rend plus difficile pour les acteurs corrompus de dissimuler leurs actes. Les données transparentes permettent aux parties prenantes de détecter et de signaler plus facilement les comportements suspects.


C. Confiance du public : La transparence renforce la confiance du public dans les institutions et les entreprises. Lorsque les citoyens ont accès à des informations fiables et transparentes sur les efforts de lutte contre la corruption, ils sont plus susceptibles de soutenir ces efforts et de participer activement à la prévention de la corruption.


D. Meilleure utilisation des ressources : Les données transparentes permettent aux gouvernements et aux organisations de mieux allouer leurs ressources pour lutter contre la corruption. Les politiques et les programmes anti-corruption peuvent être conçus de manière plus ciblée et efficace.


E. Vérifiabilité des données : La transparence facilite la vérification des données. Les informations rendues publiques peuvent être examinées par des tiers, y compris des chercheurs, des journalistes et des organisations de la société civile, pour s'assurer de leur exactitude et de leur fiabilité.


Pour renforcer la transparence dans la collecte et la publication de données sur la corruption, voici quelques mesures à considérer :


a. Loi sur la transparence : Adoptez des lois nationales ou internationales qui exigent la transparence dans les transactions gouvernementales, les contrats publics et les déclarations financières des fonctionnaires.


b. Portails de données ouverts : Créez des portails en ligne où les données sur la corruption sont facilement accessibles au public. Assurez-vous que ces portails soient conviviaux et régulièrement mis à jour.


c. Protection des lanceurs d'alerte : Mettez en place des lois et des mécanismes de protection pour les lanceurs d'alerte qui signalent des cas de corruption. Ils jouent un rôle essentiel dans la révélation des actes répréhensibles.


d. Transparence dans les entreprises : Encouragez les entreprises à divulguer publiquement leurs pratiques anti-corruption, y compris leurs politiques, leurs audits et leurs résultats en matière de lutte contre la corruption.


La transparence est un outil puissant dans la lutte contre la corruption, car elle permet au public de surveiller et de participer activement à la promotion de l'intégrité et de la responsabilité. Elle contribue à créer un environnement propice à des pratiques éthiques et à la réduction de la corruption.


7. Conclusions et Recommandations pour la Réforme des Mécanismes de Lutte Contre la Corruption et de Mesure de la Corruption : En conclusion, les mécanismes actuels de lutte contre la corruption et de mesure de la corruption présentent des limites significatives qui compromettent leur objectivité et leur efficacité. Les préoccupations concernant la subjectivité, les biais,


Les pressions politiques et économiques ont été mises en évidence, ainsi que les implications politiques et économiques majeures de ces indicateurs contestés. Pour remédier à ces problèmes, voici quelques recommandations spécifiques pour une réforme nécessaire :


A. Diversification des sources de données : Encouragez la collecte de données à partir de multiples sources, y compris des enquêtes auprès des citoyens, des données financières, des rapports d'organisations non gouvernementales et des audits indépendants. Cela réduira la dépendance à l'égard de l'opinion d'un petit groupe d'experts.


B. Transparence méthodologique : Exigez que les méthodologies utilisées pour évaluer la corruption soient transparentes et accessibles au public. Les processus de collecte de données, d'analyse et de notation doivent être clairement documentés et divulgués.


C. Participation des parties prenantes : Impliquez activement les parties prenantes locales, notamment les ONG, les médias, les universités et la société civile, dans le processus d'évaluation. Leurs connaissances et leurs expériences locales peuvent apporter une perspective précieuse.


D. Utilisation de multiples indicateurs : Favorisez l'utilisation de multiples indicateurs pour évaluer la corruption, y compris des indices de corruption, des indicateurs de gouvernance, des données sur la transparence des entreprises, et d'autres mesures pertinentes. Cela permettra d'obtenir une évaluation plus complète.


E. Vérifiabilité des données : Assurez-vous que les données utilisées pour évaluer la corruption soient vérifiables et fondées sur des preuves solides. Les données quantitatives devraient être privilégiées, car elles sont moins sujettes à la subjectivité.


F. Sensibilité culturelle et contextuelle : Tenez compte des différences culturelles et contextuelles dans l'évaluation de la corruption. Les mécanismes d'évaluation devraient être sensibles à ces nuances.


G. Indicateurs de corruption au niveau infra-national : Développez des indicateurs de corruption au niveau infra-national pour tenir compte des variations régionales.


H. Transparence législative : Adoptez des lois sur la transparence pour exiger la divulgation d'informations sur les contrats publics, les transactions gouvernementales et les déclarations financières des fonctionnaires.


I. Protection des lanceurs d'alerte : Mettez en place des lois et des mécanismes de protection pour les lanceurs d'alerte qui signalent des cas de corruption.


J. Surveillance continue et révision périodique : Soumettez les mécanismes de mesure de la corruption à une surveillance continue et à une révision périodique de leur méthodologie pour garantir leur pertinence et leur objectivité.


La réforme de ces mécanismes est essentielle pour renforcer la lutte contre la corruption à l'échelle mondiale, promouvoir la transparence et la responsabilité, et assurer que les ressources sont dirigées de manière efficace vers la prévention et la réduction de la corruption. Il est temps de faire de la lutte contre la corruption une priorité mondiale, fondée sur des bases solides et objectives.


8. Études de Cas et Témoignages : Les Répercussions des Évaluations Biaisées de la Corruption. Les études de cas et les témoignages révèlent de manière frappante les répercussions des évaluations biaisées de la corruption sur les individus, les entreprises et les pays. Voici quelques exemples illustrant ces conséquences :


A. Le Cas du Brésil et l'Opération "Lava Jato" : L'opération "Lava Jato" au Brésil a révélé d'importants scandales de corruption impliquant des entreprises nationales et des politiciens de haut niveau. Cependant, les évaluations internationales de la corruption ont parfois donné une image négative du Brésil sans tenir compte des mesures drastiques prises pour lutter contre la corruption. Cela a nui à la réputation du pays et a découragé les investissements étrangers, malgré les efforts significatifs déployés pour éradiquer la corruption.


B. Témoignage de Lanceurs d'Alerte : De nombreux lanceurs d'alerte ont signalé des actes répréhensibles en matière de corruption au sein d'entreprises et de gouvernements. Cependant, certains ont fait face à des représailles et à des menaces, ce qui a eu un impact dévastateur sur leur vie professionnelle et personnelle. Ces témoignages soulignent l'importance de la protection des lanceurs d'alerte dans la lutte contre la corruption.


C. L'Affaire du Classement de la Banque mondiale au Chili : Lorsque la Banque mondiale a abaissé le classement du Chili en matière de facilité de faire des affaires en raison de préoccupations concernant la corruption, cela a suscité la controverse au sein du pays. Les entreprises chiliennes ont souffert des conséquences économiques directes de ce classement, ce qui a alimenté les préoccupations concernant la validité des évaluations internationales.


D. Témoignage d'une Entreprise Multinationale : Certaines entreprises multinationales ont été classées comme ayant des pratiques de corruption en raison de leur présence dans des pays où la corruption est endémique. Cependant, ces entreprises peuvent également être victimes de pratiques corrompues auxquelles elles tentent de résister. Les témoignages de ces entreprises soulignent la complexité de la lutte contre la corruption à l'échelle internationale.


Ces études de cas et témoignages mettent en évidence les conséquences réelles des évaluations biaisées de la corruption. Ils montrent comment ces évaluations peuvent avoir un impact économique, politique et personnel significatif, ce qui souligne l'urgence d'adopter des mécanismes de mesure de la corruption plus justes et plus équilibrés. La lutte contre la corruption ne doit pas entraîner de préjudices injustes pour les individus, les entreprises ou les pays qui sont engagés dans des efforts sincères pour éradiquer la corruption.


L'OMSAC peut proposer plusieurs mécanismes nouveaux de mesure de la corruption plus justes et plus équilibrés. Voici quelques idées à explorer :


1. Utilisation de la technologie blockchain : La technologie blockchain offre la possibilité de créer des registres immuables de transactions et de contrats, ce qui peut rendre la corruption plus difficile à dissimuler. Votre organisation peut proposer l'utilisation de blockchain pour enregistrer les transactions gouvernementales, les contrats publics et d'autres activités sujettes à la corruption.


2. Évaluation des résultats plutôt que des perceptions : Plutôt que de se baser sur les perceptions subjectives, les mécanismes de mesure de la corruption pourraient se concentrer sur les résultats concrets. Cela pourrait inclure l'examen des condamnations pour corruption, des enquêtes ouvertes, des biens confisqués et d'autres indicateurs tangibles.


3. Systèmes d'alerte précoce : Développez des systèmes d'alerte précoce qui identifient les signaux avant-coureurs de la corruption. Cela pourrait inclure l'analyse de données financières, la surveillance des marchés publics, ou la détection de comportements anormaux au sein des institutions gouvernementales ou des entreprises.


4. Évaluation par les pairs : Mettez en place un mécanisme d'évaluation par les pairs entre les pays ou les entreprises pour évaluer leur intégrité et leurs efforts de lutte contre la corruption. Les pairs peuvent offrir une perspective plus équilibrée que les évaluations externes.


5. Audits indépendants obligatoires : Proposez des audits indépendants obligatoires pour les entreprises et les gouvernements, avec des normes de conformité strictes en matière de transparence et de responsabilité. Les résultats de ces audits pourraient être utilisés comme indicateurs de la corruption.


6. Analyse des flux financiers : Effectuez des analyses approfondies des flux financiers, notamment des transferts internationaux de fonds et des mouvements de capitaux, pour détecter les schémas de corruption. Cela peut révéler des connexions entre la corruption dans différents pays.


7. Plateformes de signalement des citoyens : Créez des plateformes en ligne où les citoyens peuvent signaler de manière anonyme des cas de corruption. Ces signalements pourraient être examinés de manière indépendante et utilisés pour enquêter sur la corruption.


8. Transparence dans le financement politique : Exigez une transparence totale dans le financement politique, y compris la divulgation complète des contributions financières aux partis politiques et aux campagnes électorales.


9. Indicateurs de bien-être social : Intégrez des indicateurs de bien-être social dans les évaluations de la corruption, car la corruption peut avoir un impact négatif sur la qualité de vie des citoyens. Cela pourrait inclure des mesures telles que l'accès à l'éducation, aux soins de santé et à un logement décent.


10. Éducation et sensibilisation : Favorisez l'éducation et la sensibilisation du public à la corruption, afin que les citoyens soient mieux informés et plus enclins à signaler les cas de corruption.


Ces mécanismes peuvent contribuer à créer un cadre plus équitable et objectif pour la mesure de la corruption, en minimisant les biais et en renforçant la transparence et la responsabilité. L'OMSAC peut jouer un rôle essentiel en plaidant en faveur de ces mécanismes et en collaborant avec d'autres parties prenantes pour les mettre en œuvre.


Département Intégrité & Investigations



 
 
 

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Nos rapports et enquêtes sont fondées sur des informations accessibles, des recoupements factuels et des analyses professionnelles. Elles ne constituent en aucun cas des enquêtes judiciaires, policières ou administratives, ni des décisions de justice.

Conformément aux statuts de l’OMSAC, nos missions officielles sont la lutte contre la corruption, la criminalité, le trafic d’influence, la fuite des capitaux, le blanchiment d’argent, la défense des droits de l’homme, la traite des êtres humains, l’immigration clandestine et la protection de la liberté d’expression à l’échelle mondiale.

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