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Genève – Palais des Nations : l’OMSAC appelle à une refondation du multilatéralisme fondée sur la justice, l’inclusion et l’éthique mondiale

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    omsac actualités
  • 27 oct. 2025
  • 4 min de lecture
Genève – Palais des Nations : l’OMSAC appelle à une refondation du multilatéralisme fondée sur la justice, l’inclusion et l’éthique mondiale

Le Palais des Nations à Genève a accueilli, ce lundi 27 octobre 2025, un débat diplomatique de haut niveau intitulé : « Perspectives des observateurs permanents : l’avenir du multilatéralisme » (Permanent Observers’ Perspectives: The Future of Multilateralism).


Organisé par les observateurs permanents auprès des Nations Unies à Genève, cet événement a réuni des représentants de grandes organisations intergouvernementales ainsi que des organisations non gouvernementales internationales, dans le but d’engager une réflexion collective sur l’adaptation, la modernisation et le renforcement du système multilatéral face aux crises actuelles et aux profondes mutations du monde contemporain.


La présence remarquée de Mme Tatiana Valovaya rehausse l’importance du débat


La présence de la Directrice générale de l’Office des Nations Unies à Genève, Mme Tatiana Valovaya, a conféré à cette rencontre une portée institutionnelle majeure, rehaussant considérablement l’importance diplomatique de l’événement.


En ouvrant officiellement les travaux, elle a rappelé que cette année marque le 80e anniversaire des Nations Unies, offrant à la fois l’occasion de célébrer huit décennies de réalisations multilatérales en matière de paix, de droits humains et de développement, mais aussi de réfléchir à l’adaptation nécessaire du système international face aux réalités du XXIe siècle.


Mme Valovaya a souligné que le monde actuel est confronté à des défis complexes et interdépendants : crise climatique, transformation numérique, profondes inégalités sociales et tensions géopolitiques croissantes. Selon elle, ces défis démontrent plus que jamais que les Nations Unies et le système multilatéral demeurent indispensables, tout en imposant une réflexion urgente sur la forme de multilatéralisme nécessaire pour les prochaines décennies.


Elle a également mis en avant le Pacte pour l’avenir ainsi que l’initiative UN80 comme des cadres essentiels pour construire un multilatéralisme renouvelé, plus inclusif, plus efficace et davantage connecté aux réalités locales.


Elle a insisté sur la nécessité d’associer pleinement les organisations régionales, la société civile, le monde académique, le secteur privé et la jeunesse à cette dynamique de réforme. Enfin, elle a rappelé que Genève internationale demeure un carrefour unique où se construisent les normes mondiales, affirmant avec force que « le multilatéralisme significatif ne se définit pas par les droits de vote, mais par l’impact », un message particulièrement fort qui a donné le ton de l’ensemble des échanges.


L’Algérie défend une réforme juste et équitable du système multilatéral et appelle à un nouvel équilibre mondial


Plusieurs interventions majeures ont ensuite marqué le débat, notamment celle représentant de l’Algérie a, pour sa part, livré une déclaration ferme et engagée, appelant à corriger les déséquilibres historiques du système international. Il a insisté sur la nécessité d’un multilatéralisme fondé sur les principes d’inclusivité, d’équité, de justice et de solidarité, tout en rappelant que toute réforme véritable exige une volonté politique sincère de la part des États membres.


Cette intervention a été particulièrement remarquée pour sa lucidité et sa profondeur stratégique, traduisant la voix d’une diplomatie algérienne fidèle à ses principes fondateurs : la défense de la souveraineté des États, la promotion de la justice internationale et le droit des peuples à une représentation équitable au sein des instances mondiales.


L’Algérie a salué l’initiative du Secrétaire général de l’ONU (programme UN80), visant à moderniser l’Organisation, tout en exhortant la communauté internationale à veiller à ce que les intérêts et la représentation des pays en développement soient pleinement pris en compte dans les structures décisionnelles, notamment au sein du Conseil de sécurité.


« L’avenir du multilatéralisme ne peut être bâti sur les injustices du passé. Les pays du Sud doivent être représentés équitablement et participer pleinement à la réforme du système mondial », a déclaré le représentant algérien.


L’OMSAC plaide pour une implication renforcée des ONG crédibles dans le multilatéralisme


L’Organisation mondiale de sécurité anti-corruption et criminalité (OMSAC) était représentée à cet événement par son président, M. Mourad Mazar, qui a insisté sur la nécessité d’ouvrir un nouvel horizon diplomatique dans lequel l’éthique guide l’action internationale et où la solidarité constitue le véritable fondement du multilatéralisme.


Il a particulièrement mis l’accent sur l’importance d’une implication plus forte de la société civile à travers des ONG internationales crédibles, sérieuses et disposant de véritables compétences institutionnelles, humaines et techniques. Selon lui, la réforme du multilatéralisme ne peut réussir sans la participation active d’organisations capables d’apporter une expertise de haut niveau, une expérience opérationnelle solide et une réelle valeur ajoutée dans les débats internationaux.


Le président de l’OMSAC a rappelé que, ces dernières années, plusieurs événements internationaux organisés sous couvert du multilatéralisme ont malheureusement révélé de graves insuffisances en matière de préparation, de gestion et de crédibilité, souvent en raison d’un manque d’expérience, de professionnalisme ou de légitimité de certaines structures organisatrices.


Il a souligné que l’engagement des ONG ne doit pas relever de la simple visibilité institutionnelle, mais d’une véritable capacité à contribuer efficacement aux grandes questions internationales, dans le respect des standards diplomatiques, de la transparence et de la responsabilité. Pour l’OMSAC, seules des organisations sérieuses, dotées d’experts qualifiés et d’une vision stratégique claire, peuvent réellement renforcer la confiance dans le système multilatéral et participer à sa réforme durable.


À l’issue de cet événement, le président de l’OMSAC a eu plusieurs échanges diplomatiques, fructueux et constructifs, avec des ambassadeurs et représentants issus de divers continents, notamment d’Afrique, d’Europe, d’Asie et du Moyen-Orient.


Ces rencontres ont permis de renforcer les liens de coopération entre l’OMSAC et plusieurs acteurs internationaux, autour d’un objectif commun : promouvoir un multilatéralisme éthique, transparent et solidaire, centré sur la prévention de la corruption, la sécurité numérique, la bonne gouvernance et le respect de la souveraineté des nations.


L’OMSAC a rappelé que la lutte contre la corruption et la criminalité transnationale constitue un pilier fondamental d’un système multilatéral crédible et durable. Elle a également mis en avant son programme stratégique 2025–2029, visant à renforcer la coopération internationale dans les domaines de la cybersécurité, de la transparence institutionnelle et de la formation éthique des acteurs publics et privés.


Un message d’unité et de responsabilité collective

L’événement s’est conclu sur un message fort : la réforme du multilatéralisme ne doit pas se limiter à un exercice technocratique, mais doit s’inscrire dans une véritable renaissance morale et politique de la coopération mondiale.

Dans un monde confronté à des crises multiples — climatiques, économiques, sécuritaires et sociales —, les institutions internationales sont appelées à regagner la confiance des peuples en redevenant plus inclusives, plus justes et plus transparentes.



Département presse & médias

 
 
 

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