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France - Algérie : Lettre ouverte de l’OMSAC concernant les propos publics de Madame Sarah Knafo

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    omsac actualités
  • 11 avr. 2025
  • 3 min de lecture

Lyon, le 11 Avril 2025


Lettre ouverte de l’OMSAC concernant les propos publics de Madame Sarah Knafo


Objet : Dénonciation officielle des propos de Mme Sarah Knafo et annonce d’actions légales pour incitation à la haine et atteinte à la paix publique


Monsieur le Président de la République, Madame la Présidente de l’Assemblée nationale, Monsieur le Président du Sénat, Madame la Défenseure des droits, Monsieur le Président de la CNCDH, Monsieur le Ministre de l’Intérieur, Madame la Présidente de la Commission des Droits de l’Homme de l’Union Européenne, Madame la Haute-Commissaire aux droits de l’homme (ONU), Mesdames et Messieurs les représentants de la presse nationale et internationale,


L’Organisation Mondiale de Sécurité Anti-Corruption et Criminalité (OMSAC), par la voix de son président Monsieur Mourad MAZAR, souhaite faire part de sa vive inquiétude suite aux déclarations publiques de Madame Sarah Knafo, diffusées récemment dans une vidéo virale. Bien que ces propos aient été rendus publics il y a près de trois semaines, l’OMSAC a pris le temps nécessaire pour en analyser scrupuleusement le contenu.


Dès le lendemain de cette intervention, notre bureau exécutif a confié au département juridique la mission d’évaluer en profondeur la nature, la portée et les risques associés à ces déclarations. Ce rapport a ensuite été expertisé par des juristes indépendants afin de garantir une lecture impartiale et rigoureuse.

Les propos tenus par Madame Knafo, dans lesquels elle chiffre de manière polémique et non fondée ce que « l’Algérie coûterait à la France », constituent non seulement une désinformation grave, mais relèvent également d’une rhétorique stigmatisante susceptible de provoquer des tensions communautaires majeures.


En désignant de manière ciblée les Français d’origine algérienne, les Algériens résidant légalement en France et même l’État algérien lui-même comme responsables économiques d’un « fardeau » fictif, Madame Knafo contribue à alimenter les discours de haine, de rejet et de division au sein de la société française.


Ces propos, répétés de façon martelée dans une mise en scène politique délibérée, portent les marques d’un appel implicite à la haine, voire à la confrontation entre les peuples. Ce type de discours n’a pas sa place dans une démocratie moderne fondée sur l’État de droit, la dignité humaine et la paix sociale. Ils sont d’autant plus dangereux qu’ils visent une communauté historiquement marquée par la complexité des relations postcoloniales, et aujourd’hui pleinement intégrée dans le tissu social français.


L’OMSAC dénonce fermement cette sortie publique, irresponsable et incendiaire. Nous rappelons que les libertés d’expression, bien qu’essentielles, ne sauraient en aucun cas justifier la propagation de propos discriminatoires, faux ou susceptibles de menacer la cohésion nationale et les relations bilatérales entre États.


C’est pourquoi nous annonçons officiellement le dépôt d’une plainte contre Madame Sarah Knafo pour incitation à la haine raciale, stigmatisation de population, diffamation envers un État souverain et mise en danger de la paix publique. Cette plainte sera déposée auprès du procureur de la République compétent, et également notifiée aux institutions françaises, européennes et onusiennes concernées.


Nous appelons par ailleurs à une vigilance accrue des autorités publiques face à la montée des discours xénophobes dans l’espace politique, médiatique et numérique. La France ne peut se permettre que de tels propos restent sans réponse.


L’OMSAC reste mobilisée, comme toujours, pour défendre les principes d’intégrité, de justice, de respect mutuel et de paix entre les nations.

Veuillez croire, Mesdames et Messieurs, en l’assurance de notre considération distinguée.


Mourad MAZAR

Président de l’OMSAC


Vous pouvez télécharger la copie intégrale de la lettre ouverte


 
 
 

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Nos rapports et enquêtes sont fondées sur des informations accessibles, des recoupements factuels et des analyses professionnelles. Elles ne constituent en aucun cas des enquêtes judiciaires, policières ou administratives, ni des décisions de justice.

Conformément aux statuts de l’OMSAC, nos missions officielles sont la lutte contre la corruption, la criminalité, le trafic d’influence, la fuite des capitaux, le blanchiment d’argent, la défense des droits de l’homme, la traite des êtres humains, l’immigration clandestine et la protection de la liberté d’expression à l’échelle mondiale.

L’OMSAC mène ses propres enquêtes et investigations. Lorsqu’elle reçoit des informations ou des alertes, celles-ci sont analysées, étudiées et expertisées par le Département Intégrité et Investigations, en coordination avec le Département Juridique. Selon la gravité et la nature des faits constatés, ces départements décident de la transmission des dossiers aux institutions sécuritaires ou judiciaires compétentes du pays concerné. À partir de ce point, la mission de l’OMSAC prend fin.

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