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Football africain, CAF et FIFA : la malédiction Gassama – ce que le silence de 2022 a produit en 2026

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    omsac actualités
  • il y a 2 jours
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 19 heures



Depuis plusieurs jours, le football africain est le théâtre d’un spectacle inattendu. Samuel Eto’o, président de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT), et Fouzi Lekjaa, président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), se sont exprimés publiquement sur les désignations arbitrales d’un match majeur. À première vue, il pourrait s’agir d’une simple querelle liée à la pression d’un grand rendez-vous sportif. Mais pour tout observateur averti, et a fortiori pour ceux qui luttent pour l’intégrité du sport, ce débat révèle une réalité plus profonde.


Une vérité dérangeante s’impose

On ne redoute pas ce que l’on croit impossible. On ne conteste pas un système que l’on estime sain. On ne refuse pas publiquement certains arbitres si l’on est convaincu que l’arbitrage est réellement indépendant. Or, ce que nous observons aujourd’hui, ce sont des responsables de tout premier plan qui, par leurs actes et leurs déclarations, confirment implicitement que :

  • l’arbitrage africain peut poser des questions,

  • certaines désignations méritent attention,

  • et que le système, tel qu’il fonctionne, n’offre pas de garanties de confiance totales.


Un paradoxe impossible à ignorer

Ce constat est d’autant plus frappant que ces mêmes acteurs, aujourd’hui engagés dans un débat public autour des arbitres, rejetaient avec véhémence il y a quelques années toute remise en cause du système arbitral africain.


En 2022, après le match Algérie–Cameroun des barrages de la Coupe du monde, marqué par l’arbitrage controversé de Bakary Gassama, de nombreuses voix avaient alerté sur de graves dysfonctionnements : usage de la VAR, processus de désignation des officiels, etc.


À l’époque, Samuel Eto’o et Fouzi Lekjaa, chacun à son niveau, avaient rejeté ces alertes, qualifiant ces critiques de spéculations infondées ou de manœuvres politiques. Aucune réforme structurelle n’avait été mise en œuvre. Les lanceurs d’alerte avaient été attaqués plutôt qu’écoutés.


Le renversement révélateur

Aujourd’hui, ces mêmes responsables montrent publiquement leur méfiance envers certaines désignations d’arbitres.Ce retournement ne prouve pas une culpabilité individuelle, mais confirme une chose essentielle : ceux qui niaient hier l’existence de risques systémiques agissent aujourd’hui comme s’ils en étaient parfaitement conscients.


Lecture OMSAC

L’OMSAC rappelle que le problème n’est pas un match, un arbitre ou une nation, mais un système qui n’a jamais su, ou voulu, se doter de mécanismes de transparence et de contrôle à la hauteur des enjeux. L’affaire Gassama n’était pas une anomalie isolée. Elle était un signal d’alerte. La crise actuelle autour des désignations arbitrales en est la confirmation a posteriori.


Dans les systèmes à gouvernance fragile, ceux qui connaissent intimement les failles sont souvent les premiers à en redouter l’usage par d’autres. Ce n’est pas une accusation, c’est un indicateur. Lorsque deux camps puissants se surveillent mutuellement, ce n’est pas la preuve d’une culpabilité individuelle, mais la preuve d’une connaissance partagée des vulnérabilités du système.


Ce que l’OMSAC affirme – et ce qu’elle n’affirme pas : L’OMSAC n’accuse personne et ne rend pas de verdict judiciaire. Mais l’OMSAC constate une chose essentielle : le débat public actuel confirme, sans ambiguïté, l’existence d’un problème de confiance structurel au plus haut niveau du football africain.


Un message à l’opinion internationale

Le football africain mérite mieux que :

  • la suspicion permanente,

  • la politisation de l’arbitrage,

  • et la transformation des arbitres en boucs émissaires ou fusibles institutionnels.

La véritable question n’est donc pas :

“Qui a raison aujourd’hui ?” Mais plutôt : “Pourquoi ceux qui gouvernent ce football ne font-ils plus confiance au système qu’ils dirigent ?”

Ce premier épisode marque le début d’une série d’analyses indépendantes de l’OMSAC sur l’intégrité, la gouvernance et la crédibilité du football africain.


La défaite d’aujourd’hui soldera la dette d’hier

Le titre de cette conclusion ne se veut pas une accusation, mais une lecture symbolique des événements observables. En 2022, certaines décisions arbitrales avaient permis au Cameroun de se qualifier au détriment d’autres équipes, dans un contexte où des choix de désignations d’arbitres avaient soulevé de nombreuses interrogations.


Aujourd’hui, les mêmes acteurs sont impliqués dans un match déterminant pour la Coupe d’Afrique des Nations. La meilleure réponse à ce débat ne viendra pas des discours, mais des faits observables sur le terrain : décisions arbitrales, utilisation de la VAR, équilibre des sanctions, réactions après le coup de sifflet final. Ces faits permettront à chacun de comprendre la continuité de certains arrangements passés.


Ce titre rappelle donc que, parfois, les situations d’hier trouvent une forme de conséquence ou de régularisation observable dans les événements d’aujourd’hui, et que le jugement du public doit se faire à partir des faits.


Dans l’histoire du football, de grandes tensions avant un match laissent souvent place, après la rencontre, à des discours apaisés, souriants et consensuels. Ce contraste mérite parfois plus d’attention que le score lui-même.


L’OMSAC donne rendez-vous au public africain et international après cette rencontre, non pour juger une équipe ou un résultat, mais pour analyser les faits visibles de tous. Le temps passe. Les paroles changent. Mais les faits, eux, restent.


Département Intégrité & Investigations de l'OMSAC

 
 
 

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