CERD 2025 : des décisions décisives face aux fractures raciales et aux défis de gouvernance
- omsac actualités

- 6 déc. 2025
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Photo : Mourad Mazar, Président de l’OMSAC, et François Aubriot, Vice-président, au Palais Wilson à Genève, le 5 décembre 2025.
La 116ᵉ session du Comité pour l’élimination de la discrimination raciale (CERD), clôturée le 5 décembre 2025 à Genève, a constitué un moment clé dans le renforcement des mécanismes internationaux de lutte contre le racisme et les discriminations.
Cette session a revêtu une importance particulière, marquée par la commémoration du 60ᵉ anniversaire de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale (ICERD), pilier fondamental du droit international en matière de lutte contre la discrimination raciale.
Participation stratégique de l’OMSAC
L’Organisation Mondiale de Sécurité Anti-Corruption et Criminalité (OMSAC) a assuré un suivi actif et continu de cette session depuis son ouverture, confirmant son rôle d’acteur international engagé.
La participation de haut niveau de l’OMSAC lors de la clôture officielle du 5 décembre a été marquée par la présence de :
Mourad Mazar, Président de l’OMSAC
François Aubriot, Vice Président
Cette présence stratégique traduit :
l’aboutissement des travaux d’analyse menés en amont par les équipes de l’OMSAC ;
la volonté de capter en temps réel les conclusions du Comité ;
l’engagement à intégrer immédiatement ces recommandations dans les dispositifs opérationnels de l’organisation.
Examen des rapports nationaux
Le CERD a adopté ses observations finales concernant six États parties :
Burundi
Guatemala
Maldives
Nouvelle-Zélande
Suède
Tunisie
Tendances transversales :
Renforcement de la lutte contre les discours de haine
Protection accrue des minorités et peuples autochtones
Nécessité d’améliorer les mécanismes de collecte de données
Points d’attention majeurs :
Suède : inquiétudes face à la hausse des crimes de haine et au manque de données ethniques désagrégées
Nouvelle-Zélande : focus sur les droits fonciers et l’autodétermination des populations maories
Procédure d’alerte précoce et d’action urgente
Le Comité a activé ses mécanismes d’intervention dans plusieurs situations critiques :
Soudan : décision relative aux violences ethniques et à la crise humanitaire
Îles Chagos (Maurice / Royaume-Uni) : reconnaissance des enjeux liés au droit au retour du peuple chagossien
Activité complémentaire :
31 communications examinées émanant de la société civile
9 lettres d’interpellation adressées à des États
Nouvelles orientations normatives
Le 5 décembre 2025 a marqué une avancée significative avec :
Adoption d’une recommandation générale conjointe
Élaborée avec le Comité des travailleurs migrants, elle vise à :
lutter contre la xénophobie
protéger les migrants et les populations assimilées
harmoniser les standards internationaux
Travaux en cours :
Élaboration d’une recommandation sur les réparations liées à l’esclavage et au colonialisme
Traitement des plaintes individuelles
Le Comité a statué sur une communication visant la Macédoine du Nord, concluant à une violation de plusieurs dispositions de la Convention.
Cette décision renforce la portée contraignante du mécanisme de plainte individuelle.
Enjeux globaux et défis émergents
Les débats du 60ᵉ anniversaire ont permis d’identifier quatre défis structurants :
La persistance des héritages du colonialisme et de l’esclavage
Les biais algorithmiques et discriminations numériques
L’impact du changement climatique sur les populations racialisées
La crise budgétaire des Nations Unies et ses conséquences institutionnelles
Perspectives
La prochaine session (117ᵉ) se tiendra du 13 avril au 1er mai 2026 et portera notamment sur les rapports de :
Burkina Faso
Colombie
Cuba
Conclusion : Genève 2025, un tournant stratégique
La 116ᵉ session du CERD confirme une dynamique internationale de renforcement des mécanismes de lutte contre le racisme systémique.
Elle met en lumière une réalité fondamentale :les discriminations raciales prospèrent dans les contextes de fragilité institutionnelle et de gouvernance défaillante.
Dans ce contexte, l’OMSAC, à travers l’implication directe de ses responsables lors de la clôture officielle, réaffirme son positionnement stratégique :
comme relais opérationnel des recommandations internationales ;
comme acteur de veille et d’analyse ;
comme force d’intégration des normes dans les politiques de lutte contre la corruption, la criminalité et les discriminations.
L’OMSAC entend ainsi demeurer à l’avant-garde d’un combat global, à l’intersection de la gouvernance, de la justice et des droits fondamentaux.
Département presse & médias





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