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Succession de Guterres : Le «Grand Oral» de New York lance la course finale pour l’ONU

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    omsac actualités
  • il y a 16 heures
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Succession de Guterres : Le «Grand Oral» de New York lance la course finale pour l’ONU

L’enceinte de l’Assemblée générale des Nations Unies a pris, ces 21 et 22 avril 2026, des airs de scène démocratique mondiale. Pour la deuxième fois seulement dans l'histoire de l'Organisation, les prétendants au poste de Secrétaire général se sont prêtés au jeu des « dialogues interactifs », une épreuve de transparence imposée par les réformes de 2016 pour briser l'opacité des décisions de couloir.


Alors que le mandat d’António Guterres expire le 31 décembre prochain, la presse internationale et les cercles diplomatiques convergent vers un constat clair : quatre candidats officiels se détachent désormais pour diriger le monde de demain.


Un quatuor pour un siège : Profils et enjeux

Le paysage des candidatures est marqué par une domination sans précédent de l'Amérique Latine, bien décidée à faire valoir son droit à la rotation régionale, et par une exigence de parité qui semble plus incontournable que jamais.


1. Michelle Bachelet (Chili) : La favorite en eaux troubles

Portée par le Brésil et le Mexique, l’ancienne Présidente du Chili et ex-Haut-Commissaire aux droits de l’homme incarne l’expérience multilatérale pure.

  • Son atout : Une stature de chef d'État alliée à une connaissance intime des rouages de l'ONU.

  • Le défi : Sa candidature est fragilisée par le désaveu de son propre gouvernement national (Santiago ayant retiré son soutien officiel en mars). Elle doit prouver qu'elle peut rallier le Conseil de sécurité sans base nationale unie.


2. Rafael Grossi (Argentine) : Le diplomate de la sécurité

L’actuel Directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) joue la carte de l’expertise technique et de la gestion de crise.

  • Son atout : Sa gestion saluée des dossiers nucléaires (Iran, Ukraine) lui confère une image d’homme d’action capable de naviguer entre les grandes puissances.

  • Le défi : Son profil est parfois jugé "trop technique" pour une fonction éminemment politique et humaniste.


3. Rebeca Grynspan (Costa Rica) : L’architecte du Sud global

À la tête de la CNUCED, elle est la candidate de la continuité économique et sociale.

  • Son atout : Très respectée par les pays en développement, elle propose une vision axée sur la réforme de l'architecture financière mondiale.

  • Le défi : Une notoriété publique moindre face à des poids lourds comme Bachelet ou Sall.


4. Macky Sall (Sénégal) : La voix de l'Afrique

Seul candidat africain en lice, soutenu par le Burundi, l’ancien Président sénégalais espère créer la surprise en invoquant les besoins urgents du continent noir.

  • Son atout : Son expérience à la tête de l’Union africaine et sa capacité de médiation internationale.

  • Le défi : Convaincre que le poste ne doit pas nécessairement revenir à l'Amérique Latine ou à l'Europe de l'Est cette fois-ci.


Le processus : Transparence apparente, Realpolitik réelle

Si les auditions de cette semaine permettent aux candidats de séduire l'Assemblée générale, le véritable pouvoir reste concentré entre les mains des « P5 » (États-Unis, Chine, Russie, France, Royaume-Uni).


Les prochaines étapes cruciales :

  1. L'été des "Straw Polls" : Dès juillet 2026, le Conseil de sécurité procédera à des votes blancs indicatifs. C’est là que les vetos potentiels (notamment ceux de la Russie ou de la Chine) élimineront les premiers noms.


  2. La recommandation d'automne : Le Conseil devra s'accorder sur un nom unique à proposer à l'Assemblée générale.


  3. L'investiture : Le vote final, prévu fin 2026, pour une prise de fonction au 1er janvier 2027


L'analyse de l'expert

Nous assistons à une collision entre deux logiques », explique un observateur de l'International Crisis Group. « D'un côté, une demande mondiale pour une femme à la tête de l'ONU, ce qui favoriserait Bachelet ou Grynspan. De l'autre, la nécessité d'un médiateur capable de parler à la fois à Moscou, Pékin et Washington, ce qui redonne des chances à un profil comme celui de Grossi.


L'analyse de l'expert

« Pour l'OMSAC, l'enjeu n'est pas seulement de trouver un administrateur, mais de choisir celui ou celle qui saura préserver la pertinence de l'ONU dans un monde de plus en plus multipolaire et fragmenté. Les prochains mois de tractations à huit clos seront, plus encore que les discours de cette semaine, le véritable juge de paix de cette élection historique. »

Département presse & médias




 
 
 

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