ANALYSE STRATÉGIQUE DE L’OPÉRATION «ABSOLUTE RESOLVE» ET SES IMPLICATIONS SUR L’ORDRE MONDIAL
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Le présent rapport analyse l’opération militaire unilatérale menée par les États-Unis d’Amérique sur le territoire de la République bolivarienne du Venezuela dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026, connue sous le nom d’opération « Absolute Resolve », ayant abouti à l’extraction et à la détention du président en exercice Nicolás Maduro. Présentée officiellement comme une action de lutte contre le narco-terrorisme, cette opération constitue, selon l’analyse de l’OMSAC, une violation grave des principes fondamentaux du droit international, notamment la souveraineté des États, la non-intervention et l’interdiction du recours unilatéral à la force.
Au-delà de l’événement lui-même, cette opération révèle :
une fragilité structurelle des appareils sécuritaires nationaux,
une reconfiguration brutale des rapports de force internationaux,
et une instrumentalisation de la justice pénale à des fins stratégiques et économiques, en particulier énergétiques.
L’inaction du Conseil de Sécurité des Nations Unies face à cet acte marque une étape critique dans l’érosion de l’ordre multilatéral.
II. NOTE MÉTHODOLOGIQUE ET CADRE D’ANALYSE
Ce rapport repose sur :
l’analyse de sources ouvertes (déclarations publiques, médias internationaux, communiqués officiels),
des analyses internes croisées menées par les départements OMSAC,
des recoupements géostratégiques et sécuritaires.
L’OMSAC distingue clairement :
les faits établis,
les analyses stratégiques,
les hypothèses plausibles, formulées lorsqu’aucune confirmation officielle indépendante n’est disponible.
Ce rapport ne constitue pas un acte d’accusation judiciaire, mais une évaluation stratégique indépendante destinée à alerter les États et institutions internationales.
III. CONTEXTE ET DÉROULEMENT DE L’OPÉRATION
3.1 Chronologie synthétique des faits
Dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026, une unité des forces spéciales américaines, identifiée comme appartenant à la Delta Force, a mené une opération éclair à Caracas.Le président Nicolás Maduro a été extrait de sa résidence officielle puis transféré vers un centre de détention fédéral aux États-Unis, identifié comme le Metropolitan Detention Center (MDC) de Brooklyn, New York.
Aucun mandat international, aucune procédure d’extradition et aucune résolution du Conseil de Sécurité n’ont été rendus publics à ce jour.
3.2 Absence de résistance militaire significative
L’OMSAC relève un fait exceptionnel : l’absence quasi totale de confrontation armée lors de la capture d’un chef d’État en exercice.
Les éléments analysés indiquent :
un recours massif à la guerre électronique, neutralisant les radars, communications et systèmes de commandement,
une désorganisation rapide des services de renseignement vénézuéliens (SEBIN, DGCIM),
l’absence d’activation effective de la chaîne de défense nationale.
IV. ANALYSE DE LA LOYAUTÉ DES APPAREILS DE SÉCURITÉ
4.1 Hypothèse de la neutralité négociée
Selon des informations concordantes analysées par l’OMSAC, une opération de cette ampleur n’aurait pu aboutir sans une neutralité active ou passive de segments clés de la hiérarchie militaire(FANB). L’analyse stratégique suggère que:
des garanties personnelles, incluant immunité judiciaire et dégel d’avoirs,
auraient été proposées à certains officiers supérieurs en échange de leur non-intervention.
4.2 Justification officielle et analyse critique
Dans leurs déclarations publiques du 4 janvier 2026, plusieurs responsables militaires ont invoqué la volonté « d’éviter un bain de sang ».
L’OMSAC qualifie cette posture de désengagement constitutionnel sélectif, où la préservation de l’institution militaire a prévalu sur :
la défense de la souveraineté nationale,
la protection de l’autorité civile légitime.
V. QUALIFICATION JURIDIQUE INTERNATIONALE
L’OMSAC considère que l’opération « Absolute Resolve » constitue :
une violation de l’article 2 §4 de la Charte des Nations Unies (interdiction du recours à la force),
une atteinte directe au principe de non-intervention dans les affaires intérieures d’un État,
une arrestation extraterritoriale illégale, en l’absence de toute procédure judiciaire internationale reconnue.
La qualification de « narco-terrorisme » avancée unilatéralement ne saurait, en droit international, justifier une action militaire transfrontalière sans mandat multilatéral.
VI. CONTRADICTIONS STRATÉGIQUES ET DIMENSION ÉCONOMIQUE
6.1 Sélectivité de la lutte contre le narcotrafic
L’OMSAC observe une application sélective de la doctrine américaine, certaines régions identifiées comme plaques tournantes majeures du trafic mondial de stupéfiants ne faisant l’objet d’aucune opération comparable, notamment lorsqu’elles concernent des alliés stratégiques. Cette sélectivité affaiblit la crédibilité de l’argument sécuritaire avancé.
6.2 Le facteur énergétique
Les déclarations publiques du président américain évoquant la gestion future des ressources pétrolières vénézuéliennes par Washington introduisent une dimension économique explicite.
L’OMSAC estime que :
l’opération dépasse le cadre judiciaire,
et s’inscrit dans une logique de prédation stratégique des ressources naturelles.
VII. FAILLITE DU SYSTÈME MULTILATÉRAL
7.1 Paralysie du Conseil de Sécurité
Les tentatives de résolution au Conseil de Sécurité ont été bloquées par le jeu des vetos croisés entre membres permanents.
Conséquence directe :
une validation implicite du recours à la force unilatérale,
une normalisation de la « justice de puissance ».
VIII. CONSÉQUENCES SYSTÉMIQUES ET SCÉNARIOS FUTURS
L’OMSAC identifie plusieurs risques majeurs :
Création d’un précédent mondial : tout chef d’État sous sanctions pourrait devenir une cible extraterritoriale.
Effet domino géopolitique sur les pays riches en ressources naturelles.
Érosion accélérée du droit international, remplacé par une logique transactionnelle.
IX. RECOMMANDATIONS STRATÉGIQUES OMSAC
Réaffirmer la souveraineté étatique comme pilier non négociable de l’ordre international.
Auditer et renforcer les services de renseignement nationaux face aux infiltrations extérieures.
Créer un mécanisme international indépendant encadrant toute arrestation transfrontalière de dirigeants politiques.
Réformer en profondeur le fonctionnement du Conseil de Sécurité pour limiter la paralysie institutionnelle.
X. CONCLUSION GÉNÉRALE
L’enlèvement du président Nicolás Maduro constitue une victoire tactique ponctuelle pour les États-Unis, mais une défaite stratégique majeure pour le droit international. Il marque l’entrée dans une ère de « justice transactionnelle », où la puissance économique et énergétique pèse davantage que la Charte des Nations Unies.
L’OMSAC alerte :
Si ce précédent n’est pas contesté, aucun État n’est désormais à l’abri.
Département Intégrité & Investigations de l'OMSAC




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