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Une manipulation dangereuse : la fausse lettre attribuée à Boualem Sansal

  • Photo du rédacteur: omsac actualités
    omsac actualités
  • 19 août 2025
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 12 nov. 2025


La récente diffusion d’une prétendue lettre de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal illustre une fois de plus les dérives inquiétantes de la désinformation instrumentalisée à des fins politiques. Présentée comme un « témoignage » depuis sa cellule, cette falsification, largement relayée par certains médias marocains et par des comptes d’extrême droite en France, n’est en réalité qu’une opération de manipulation destinée à déstabiliser l’Algérie et à empoisonner l’opinion publique.


Une opération de déstabilisation coordonnée

Derrière cette mise en scène se profilent des objectifs clairs :

  • Salir l’image de l’Algérie.

  • Attiser les tensions régionales.

  • Créer un climat de suspicion au sein des diasporas maghrébines en Europe.


Le pseudo-journaliste Oualid Kebir, en attribuant à l’écrivain des propos qu’il n’a pas tenus, expose également Boualem Sansal à un risque supplémentaire devant la justice algérienne, déjà sévère à son encontre. Cette manœuvre démontre qu’il ne s’agit pas d’un acte de solidarité, mais d’une exploitation cynique et calculée.


Le silence du comité de soutien et de l’avocat de Boualem Sansal interroge : laisser prospérer une telle falsification sans action immédiate, c’est cautionner indirectement la manipulation et ses conséquences.


Les risques pour la stabilité sociale et diplomatique

Cette désinformation ne se limite pas à un abus médiatique : elle constitue une menace pour la cohésion sociale, la paix civile et la stabilité diplomatique.

  • Elle cherche à opposer l’opinion algérienne à elle-même.

  • Elle tente d’attiser les rancunes entre communautés algérienne et marocaine en Europe.

  • Elle peut détériorer les relations déjà fragiles entre l’Algérie et la France.


Sur le plan juridique, ce type de falsification relève de la provocation à la haine et de l’atteinte à la paix civile.Face à la gravité de l’acte, le Département Intégrité & Investigations de l’OMSAC a ouvert une enquête et saisi le Département juridique pour engager toutes les procédures nécessaires afin de traduire les instigateurs devant la justice européenne.


La réponse de l’OMSAC et l’appel à la raison

L’OMSAC réaffirme que la liberté d’expression ne saurait être utilisée comme paravent à la calomnie, ni la critique légitime devenir un prétexte à la déstabilisation des peuples.Elle appelle également les instances et les personnalités engagées dans la défense de Boualem Sansal à faire preuve de cohérence et de discernement, en refusant la diffusion de faux témoignages et en dénonçant clairement toute manipulation médiatique.


La diplomatie de sagesse et le geste de l’Algérie

L’Algérie est un État souverain, attaché aux principes de justice, de respect mutuel et de non-ingérence dans les affaires internes des autres nations. Fidèle à sa tradition de médiation pacifique et à son engagement constant en faveur du dialogue, elle privilégie la concertation et la recherche de solutions équilibrées face aux différends.


De par son histoire et ses valeurs, l’Algérie demeure un acteur respecté sur la scène internationale, reconnue pour son rôle dans la défense des causes justes, la promotion de la paix et son engagement humanitaire. Sa politique étrangère repose sur la solidarité, la fraternité et la coopération, dans le respect de la dignité et des intérêts des peuples.


Dans cet esprit, l’OMSAC souligne que toute ingérence dans les affaires internes du pays sera fermement rejetée. Seules la parole mesurée, la diplomatie de sagesse et le respect mutuel entre nations peuvent ouvrir la voie à un règlement juste, équilibré et durable.


Conclusion : un message fort pour la France et l’Europe

Considérant la crise sans précédent dans les relations entre la France et l’Algérie, l’OMSAC appelle à la retenue, au dialogue constructif et à la recherche de solutions apaisées, dans le respect mutuel des souverainetés. Dans ce cadre, une médiation conduite par certains pays amis, que l’Algérie accepte d’écouter, doit se dérouler avec un esprit professionnel, dans la plus grande confidentialité et en veillant strictement au respect de la souveraineté et de la dignité de l’Algérie.


Compte tenu des charges graves pesant contre Boualem Sansal qu’il ne faut en aucun cas négliger, cette approche permettra de favoriser l’apaisement et le rétablissement d’un climat de confiance tout en garantissant un processus sérieux, crédible et respectueux.


Le moment venu, cette approche pourrait également ouvrir la perspective d’une mesure de clémence du président de la République Algérienne, M. Abdelmadjid Tebboune, fidèle à la tradition algérienne d’humanisme, de tolérance et de paix sociale, valeurs qui guident depuis toujours la diplomatie du pays.


Département presse & médias de l'OMSAC

 
 
 

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Clause de responsabilité et portée juridique

Nos rapports et enquêtes sont fondées sur des informations accessibles, des recoupements factuels et des analyses professionnelles. Elles ne constituent en aucun cas des enquêtes judiciaires, policières ou administratives, ni des décisions de justice.

Conformément aux statuts de l’OMSAC, nos missions officielles sont la lutte contre la corruption, la criminalité, le trafic d’influence, la fuite des capitaux, le blanchiment d’argent, la défense des droits de l’homme, la traite des êtres humains, l’immigration clandestine et la protection de la liberté d’expression à l’échelle mondiale.

L’OMSAC mène ses propres enquêtes et investigations. Lorsqu’elle reçoit des informations ou des alertes, celles-ci sont analysées, étudiées et expertisées par le Département Intégrité et Investigations, en coordination avec le Département Juridique. Selon la gravité et la nature des faits constatés, ces départements décident de la transmission des dossiers aux institutions sécuritaires ou judiciaires compétentes du pays concerné. À partir de ce point, la mission de l’OMSAC prend fin.

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