top of page

L'OMSAC Exprime Sa Préoccupation Concernant la Condamnation à Mort de T. Ben Abdel Rahman au Qatar

  • Photo du rédacteur: omsac actualités
    omsac actualités
  • 29 sept. 2023
  • 3 min de lecture

L'Organisation Mondiale de Sécurité Anti-Corruption (OMSAC) exprime sa profonde préoccupation concernant la condamnation à mort de l'homme d'affaires franco-algérien Tayeb Ben Abdel Rahman au Qatar. Les avocats de M. Ben Abdel Rahman ont vivement condamné cette sentence, affirmant qu'elle a été prononcée à son encontre dans ce pays.


De son côté, le ministère français des Affaires étrangères a déclaré qu'aucune demande de protection consulaire pour M. Ben Abdel Rahman n'avait été reçue en 2020, année où il aurait été détenu au Qatar avant de regagner la France, selon ses avocats.


Un responsable qatari a répondu à ces allégations en affirmant que, suite à une enquête approfondie et au suivi rigoureux de toutes les procédures et lois en vigueur au Qatar, Tayeb Ben Abdel Rahman et d'autres individus ont été reconnus coupables d'espionnage au profit d'un pays étranger. Il a ajouté que M. Ben Abdel Rahman avait eu le droit de se défendre à la fois localement et internationalement tout au long du processus.


Il est à noter que le Qatar applique rarement la peine de mort, préférant généralement la commuer en réclusion à perpétuité. En 2020, OMSAC avait rapporté que le Qatar avait exécuté sa première condamnation à mort en vingt ans.


Les avocats de M. Ben Abdel Rahman ont également mis en lumière une lettre officielle adressée par le Qatar à la ministre française Catherine Colonna en juillet, révélée par le média d'investigation "Plast". Cette lettre faisait référence à un arrêt du tribunal pénal qatari daté de fin mai, imposant la peine de mort à l'encontre de M. Ben Abdel Rahman. Les allégations portées contre lui sont liées à la possession présumée de documents susceptibles de nuire à Nasser Al-Khelaifi, président qatari du Paris Saint-Germain.

L'avocat Luc Vidal, qui représente M. Ben Abdel Rahman aux côtés de Romain Ruiz, a exprimé son mécontentement quant au silence de l'État français pendant près de deux ans, soulignant que cela semblait indiquer que le sort de son client n'était pas considéré comme une préoccupation majeure.


Cependant, le ministère français des Affaires étrangères a indiqué que, étant donné que M. Ben Abdel Rahman est revenu en France depuis plusieurs mois, son statut ne relève plus de sa compétence. Il a également déclaré qu'aucun commentaire ne serait fait concernant la correspondance diplomatique en cours.


Les avocats envisagent désormais de prendre des mesures judiciaires à l'encontre du ministère des Affaires étrangères français et de Mme Colonna.


L'affaire a pris une nouvelle dimension en février lorsque trois juges d'instruction parisiens ont été désignés pour enquêter sur les accusations formulées par Tayeb Ben Abdel Rahman. En juillet, le domicile de Nasser Al-Khelaifi a été perquisitionné dans le cadre de cette affaire.


Tayeb Ben Abdel Rahman, âgé de 42 ans, soutient avoir été détenu au Qatar pendant six mois à partir de janvier 2020, puis empêché de quitter le pays jusqu'en octobre 2020, date à laquelle il a été assigné à résidence dans un hôtel.


Les proches de Nasser Al-Khelaifi réfutent ces allégations en se basant sur le témoignage de l'épouse de M. Ben Abdel Rahman, affirmant que ce dernier a pu voyager, utiliser son téléphone, gérer ses comptes bancaires et communiquer avec ses avocats français et qatariens.


La lettre du ministre qatari des Affaires étrangères a sollicité l'attention particulière de Mme Colonna sur cette affaire, suggérant que les autorités françaises auraient pu obtenir le consentement de Nasser Al-Khelaifi pour perquisitionner ses bureaux, sa résidence et son téléphone portable. Les avocats de Nasser Al-Khelaifi n'ont pas souhaité faire de commentaire officiel.


L'OMSAC continuera de suivre de près cette affaire et d'exiger la transparence et la justice dans cette situation préoccupante.


Département presse & médias



 
 
 

Commentaires


Clause de responsabilité et portée juridique

Nos rapports et enquêtes sont fondées sur des informations accessibles, des recoupements factuels et des analyses professionnelles. Elles ne constituent en aucun cas des enquêtes judiciaires, policières ou administratives, ni des décisions de justice.

Conformément aux statuts de l’OMSAC, nos missions officielles sont la lutte contre la corruption, la criminalité, le trafic d’influence, la fuite des capitaux, le blanchiment d’argent, la défense des droits de l’homme, la traite des êtres humains, l’immigration clandestine et la protection de la liberté d’expression à l’échelle mondiale.

L’OMSAC mène ses propres enquêtes et investigations. Lorsqu’elle reçoit des informations ou des alertes, celles-ci sont analysées, étudiées et expertisées par le Département Intégrité et Investigations, en coordination avec le Département Juridique. Selon la gravité et la nature des faits constatés, ces départements décident de la transmission des dossiers aux institutions sécuritaires ou judiciaires compétentes du pays concerné. À partir de ce point, la mission de l’OMSAC prend fin.

L’OMSAC n’est ni une autorité de poursuite, ni un organe juridictionnel, ni un service de police ou de renseignement. Les constats, opinions et conclusions exprimés sur ces pages ne sauraient être assimilés à des accusations pénales, à des jugements de culpabilité ou à des décisions judiciaires. Toute responsabilité pénale, disciplinaire ou administrative relève exclusivement des institutions légalement compétentes, conformément au droit national et international applicable.

Les personnes ou entités mentionnées sur ces pages bénéficient pleinement de la présomption d’innocence et des droits fondamentaux garantis par le droit international. Ces documents ont pour unique objectif de contribuer au débat public, à la transparence institutionnelle et à l’amélioration de la gouvernance, dans le strict respect des cadres légaux et des normes internationales.

READ MORE
bottom of page