Football africain sous pression : manipulations, acharnement politico-sportif et menace des paris illégaux
- omsac actualités

- 15 oct. 2025
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 4 jours

Dans le cadre de ses enquêtes continues sur la dégradation profonde de l’intégrité du football africain, l’Organisation Mondiale de Sécurité Anti Corruption et Criminalité (OMSAC) est aujourd’hui contrainte de tirer la sonnette d’alarme sur une situation d’une gravité exceptionnelle, révélatrice d’un système qui ne dysfonctionne plus à la marge, mais qui menace désormais certains acteurs de manière ciblée et systémique.
Un acharnement sans précédent contre l'Algérie et l'Afrique du Sud
De multiples alertes concordantes, émanant de lanceurs d’alerte internes à la Confédération Africaine de Football (CAF), ainsi que de dirigeants et de cadres ayant requis l’anonymat pour des raisons évidentes de sécurité institutionnelle, font état d’un acharnement structuré, méthodique et persistant visant les équipes nationales algérienne et sud-africaine.
Comme nous l’avons consigné dans notre rapport d'enquête daté du 11 juin 2025, intitulé "Comment le système Infantino instrumentalise la CAF au cœur d'un jeu d'influence géopolitique et économique", l'OMSAC a déjà exposé les mécanismes de cette emprise étrangère. (Consulter : https://www.omsac.org/post/comment-le-système-infantino-instrumentalise-la-caf-au-cœur-d-un-jeu-d-influence-géopolitique-écono
Selon les informations recoupées par la cellule Anticor-Sport du département Intégrité & Investigations, cet acharnement dépasse très largement le cadre strictement sportif. Il s’inscrit dans une logique extra-sportive assumée et à forte coloration politique, où le football est instrumentalisé comme levier de pression, de disqualification symbolique et de règlement de comptes, au mépris des principes d’équité et de neutralité qui devraient gouverner les compétitions continentales.
Les faits rapportés sont d’une gravité extrême et soulèvent de sérieuses interrogations quant à l’intégrité du processus compétitif :
l’existence de décisions anticipées, non justifiées et déconnectées du mérite sportif ;
une volonté manifeste d’empêcher les deux sélections d’accéder aux quarts de finale, afin qu’elles ne constituent pas un obstacle à un scénario préétabli visant la composition du « carré d’or » l’Égypte, Maroc, Nigéria et Sénégal.
Ces éléments, s’ils venaient à être confirmés, constitueraient une atteinte majeure à l’intégrité sportive, mais également un précédent dangereux pour l’avenir du football africain, en consacrant la primauté d’agendas occultes sur la compétition loyale et le respect des nations.
Ce qui choque le plus, au-delà de la gravité des faits rapportés, c’est une question centrale qui demeure sans réponse : où est le président de la CAF ? Ces informations lui échappent-elles réellement ? Peut-il ignorer des dérives qui concernent directement son propre pays, l’Afrique du Sud ? Ou bien les décisions et les caprices de « la Pieuvre » seraient-ils devenus intouchables, au point de s’imposer à l’ensemble de l’institution ?
Plus préoccupant encore est le mutisme complice de certaines personnalités de l’entourage institutionnel de la CAF. Des acteurs informés, pleinement conscients de la situation, font le choix du silence. Ils ne dénoncent pas. Ils n’alertent pas par les voies officielles. Lorsqu’ils s’expriment, c’est à voix basse, de manière informelle ou sous couvert d’anonymat.
Ce comportement révèle un climat délétère, marqué par la peur, les pressions internes et un verrouillage institutionnel profond, incompatible avec les principes de transparence, de responsabilité et de bonne gouvernance que la CAF est censée incarner.
Plus préoccupant encore, nos informations indiquent que cet acharnement ne se limite ni à un calendrier précis ni à une seule compétition. Il s’inscrirait dans une stratégie de long terme visant à freiner, voire empêcher, toute réussite du football algérien et celui d'Afrique du Sud sur la scène continentale et internationale.
Il ne s’agit plus ici de rivalités sportives, mais d’un glissement dangereux où le politique contamine l’arène sportive, au mépris des principes fondamentaux de neutralité, d’équité et d’universalité du football.
CAN 2025 : une alerte préventive sur les paris illégaux et les manipulations
Parallèlement à cette situation ciblée, l’OMSAC souhaite rappeler un second danger majeur, souvent sous-estimé mais tout aussi destructeur : la menace croissante des paris sportifs illégaux et des manipulations de matchs autour des grandes compétitions africaines.
À l’approche de la CAN 2025, les risques sont démultipliés. Les grandes compétitions génèrent une explosion des volumes financiers illicites, attirant des réseaux criminels organisés capables d’exploiter les failles humaines et institutionnelles. Nos analyses indiquent que ces pratiques ne peuvent prospérer qu’à travers des chaînes de complicités, impliquant potentiellement :
certains dirigeants ;
des entraîneurs ;
des managers de joueurs ;
voire des joueurs eux-mêmes, souvent ciblés en raison de leur vulnérabilité économique ou de pressions indirectes.
Les manipulations modernes ne reposent plus uniquement sur le résultat final d’un match. Elles concernent également des événements secondaires : cartons, penalties, corners, temps additionnel, décisions arbitrales clés. Dans ce contexte, l’arbitrage, lorsqu’il n’est pas totalement indépendant et protégé, devient un levier privilégié de ces réseaux.
Nécessité d’une réponse sécuritaire et internationale
Face à ces menaces combinées — politisation du football d’un côté, criminalité organisée de l’autre — les réponses symboliques ou internes ne suffisent plus.
L’OMSAC recommande fermement :
le recours immédiat à des experts indépendants en cybercriminalité pour surveiller les flux de paris, les plateformes offshore et les anomalies de marché ;
une coopération renforcée avec des organismes internationaux spécialisés, notamment Interpol et Afripol, afin de traiter ces risques comme ce qu’ils sont réellement : des phénomènes criminels transnationaux ;
la mise en place de mécanismes sécurisés de signalement et de protection des lanceurs d’alerte, sans lesquels aucune réforme crédible n’est possible.
Conclusion – Le football africain à un point de rupture
Le football africain traverse une phase critique de son histoire. L’acharnement ciblé contre certaines équipes, l’instrumentalisation politique du sport et la montée en puissance des réseaux de manipulation constituent un cocktail explosif.
Fermer les yeux aujourd’hui, c’est accepter que demain les résultats sportifs ne soient plus décidés sur le terrain, mais dans des bureaux, des arrière-salles ou des plateformes numériques opaques.
L’OMSAC continuera d’enquêter, d’alerter et de documenter, avec rigueur et responsabilité. Le football africain mérite mieux que le silence, la peur et les arrangements obscurs. Il mérite la vérité, la justice et l’intégrité.

Les analyses, synthèses et rapports relatifs au football africain, au football international et à la CAN 2025, publiés par l’Organisation Mondiale de Sécurité Anti-Corruption et Criminalité (OMSAC) entre le 1er janvier 2025 et le 31 janvier 2026, sont protégés par le droit d’auteur et demeurent la propriété exclusive de l’OMSAC. Toute reproduction, diffusion, adaptation ou réutilisation, totale ou partielle, quel qu’en soit le support, sans autorisation écrite préalable, est strictement interdite et expose son auteur à des poursuites conformément aux lois et conventions internationales en vigueur.
Les contenus publiés s’inscrivent dans un travail d’analyse, de veille et d’investigation indépendante. Ils ne constituent ni un jugement judiciaire, ni une décision de justice, ni une condamnation définitive.
Karl SCHLEKER
Département Intégrité et Investigations





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