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Corruption : cartographie mondiale et zones de fracture – Janvier 2026

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    omsac actualités
  • il y a 3 heures
  • 3 min de lecture

Aujourd’hui, l’OMSAC rend publique la Cartographie mondiale de la corruption – Janvier 2026, établie à partir d’informations ouvertes, de données judiciaires communiquées par les autorités compétentes et de travaux d’analyse interne.Ce panorama met en évidence une mutation profonde des mécanismes de corruption, désormais transnationaux, technologiques et souvent dissimulés derrière des structures légales ou médiatiques.


ASIE — Condamnations au sommet et purges institutionnelles

  • Corée du Sud (28 janvier)Selon des informations judiciaires rendues publiques, une affaire impliquant l’ancienne Première dame, Kim Keon-hee, a conduit à une condamnation pénale pour faits de corruption liés à des cadeaux illicites et à des soupçons d’influence indue. Cette décision a provoqué un choc politique majeur à Séoul et ravivé le débat sur l’éthique au sommet de l’État.

  • Chine (janvier)Les autorités chinoises ont annoncé une intensification de la campagne dite de lutte contre la corruption, visant des cadres supérieurs de l’armée et des entreprises publiques. Les secteurs technologique et militaire sont particulièrement concernés, dans un contexte de détournements de fonds et de conflits d’intérêts présumés.


  • Japon (28 janvier)L’Université de Tokyo a présenté des excuses officielles après la mise en cause d’un professeur de médecine de renom dans une affaire de pots-de-vin liés à des contrats de recherche pharmaceutique, illustrant les vulnérabilités persistantes du secteur académique.



EUROPE — Fraudes transnationales et réponses institutionnelles

  • Contournement des sanctions internationales (26 janvier)L’OLAF a annoncé le démantèlement d’un réseau soupçonné d’avoir exporté illicitement plus de 760 véhicules de luxe vers la Russie via des pays tiers. Des enquêtes pénales sont en cours dans plusieurs États membres, soulignant les failles persistantes dans le contrôle des chaînes commerciales.


  • France – Affaire Casino (29 janvier)Dans une décision judiciaire rendue publique, l’ancien dirigeant du groupe Casino, Jean-Charles Naouri, a été condamné pour corruption privée active et diffusion d’informations trompeuses, illustrant les risques systémiques liés à la gouvernance des grands groupes économiques.


  • Suisse (28 janvier)Le Conseil fédéral a adopté une nouvelle stratégie anticorruption (2026-2029), axée sur la prévention des pots-de-vin à l’étranger et la responsabilisation accrue des entreprises suisses opérant hors du territoire national.


AMÉRIQUES — Corruption militaire, financière et criminalité

  • Affaire OTAN / États-Unis (26 janvier)Le Département de la Justice américain a communiqué l’inculpation d’un ancien responsable lié à l’OTAN et d’un entrepreneur étranger, soupçonnés d’un système de corruption visant l’attribution de contrats militaires, impliquant paiements occultes et avantages en nature.

  • Opération Liberterra III (26 janvier)Une opération coordonnée par Interpol, impliquant plusieurs pays dont l’Algérie et le Royaume-Uni, a conduit à l’arrestation de 3 744 individus. Les enquêtes confirment l’imbrication croissante entre trafic de migrants, blanchiment d’argent et fraude documentaire à grande échelle.


SPORT — Gouvernance en crise

  • Afrique (26–29 janvier) La fin du mois de janvier a été marquée par une crise majeure au sein de la Confédération africaine de football (CAF). Des soupçons persistants de corruption arbitrale et des sanctions financières controversées ont ravivé les interrogations sur la transparence, l’influence des lobbies et la gouvernance des instances sportives continentales.


Synthèse stratégique – Analyse OMSAC

Le mois de janvier 2026 confirme une industrialisation globale de la corruption. Celle-ci ne repose plus uniquement sur des flux financiers traditionnels, mais s’appuie désormais sur :

  • l’intelligence artificielle générative pour produire des identités synthétiques et des documents financiers falsifiés ;

  • des réseaux de mules financières exploitant plateformes de jeux, cryptomonnaies et fintechs peu régulées ;

  • des relais informationnels et médiatiques permettant de légitimer, banaliser ou masquer des activités de cyber-extorsion et de criminalité transnationale, comme mis en évidence dans certains dossiers déjà analysés par l’OMSAC.


Département presse & médias de l'OMSAC

 
 
 

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