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CAN 2025 : Le football africain instrumentalisé au service d’agendas géopolitiques

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    omsac actualités
  • 18 nov. 2025
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 4 jours

CAN 2025 : Le football africain instrumentalisé au service d’agendas géopolitiques

À un mois de la grande fête du football africain, notre organisation, engagée depuis 2020 en tant qu’observateur indépendant de la bonne gouvernance et de l’intégrité des compétitions, a mobilisé ses experts et ses lanceurs d’alerte afin d’assurer un suivi rigoureux des processus décisionnels et sportifs.


Conformément aux alertes formulées dans notre rapport du 15 octobre 2025 :(https://www.omsac.org/post/football-africain-sous-pression-manipulations-acharnement-politico-sportif-et-menace-des-paris-il), nos investigations indiquent que la Coupe d’Afrique des Nations 2025 s’inscrit dans une dynamique préoccupante, où des rapports de force géographiques, diplomatiques et économiques tendent à prévaloir sur les principes fondamentaux d’équité sportive, de transparence et d’impartialité compétitive.


Les informations recueillies par nos lanceurs d’alerte, évoluant au plus près des cercles décisionnels réels, convergent vers l’hypothèse d’un resserrement délibéré de l’élite sportive autour d’un axe Afrique du Nord – Afrique de l’Ouest, au détriment des autres régions du continent. Cette orientation ne saurait être interprétée comme fortuite.


Dans ce schéma, l’Égypte, le Maroc, le Nigeria et le Sénégal apparaissent intégrés à un bloc d’influence structuré, bénéficiant de relais institutionnels et de soutiens décisionnels au sein et en dehors de la Confédération Africaine de Football (CAF). L’absence notable de nations majeures telles que l’Afrique du Sud et l’Algérie constitue un indicateur préoccupant, révélateur de dynamiques d’exclusion ciblées susceptibles de fragiliser l’équilibre régional et de porter atteinte à l’unité continentale.


Cette situation soulève une interrogation institutionnelle majeure : dans quelle mesure le président de la CAF, Patrice Motsepe, est-il pleinement associé, informé ou consentant à ces orientations stratégiques, alors même que son pays d’origine semble marginalisé par ces dynamiques ?

À défaut de réponses claires, l’hypothèse d’une prise de décision opérée

en dehors, voire en contournement, de l’autorité formelle de la présidence de la CAF ne peut être écartée.


Nos investigations identifient un vecteur opérationnel central à ces dynamiques : l’instrumentalisation progressive du corps arbitral, transformé en levier de régulation indirecte des résultats sportifs. Ce mécanisme viserait à orienter la trajectoire compétitive afin de sécuriser l’accès de certaines nations au « Carré d’Or », puis au podium final, au mépris du principe fondamental d’impartialité des compétitions.


Toutefois, il convient de souligner l’existence de dissensions internes au sein même de ce groupe d’influence. Selon nos sources, un acteur majeur s’opposerait explicitement à toute prédétermination de l’affiche finale, plaidant pour un strict respect de l’égalité des chances et estimant que seules les performances sportives doivent déterminer l’issue de la compétition. Cette divergence confirme l’existence de tensions profondes au cœur des cercles décisionnels.


Une interrogation majeure demeure ouverte : les autorités politiques et diplomatiques des États concernés — hors pays organisateur — sont-elles informées, ou ont-elles validé, les orientations prises par leurs représentants au sein des instances dirigeantes de la CAF ? À ce stade, aucun élément ne permet de l’affirmer avec certitude.


Par ailleurs, nos sources actives dans l’environnement des organisateurs locaux indiquent que ces mêmes nations entretiennent des relations diplomatiques et économiques étroites avec les Émirats arabes unis, tout en disposant de représentants influents au sein de l’exécutif de la CAF. Certains partenariats commerciaux et médiatiques liés à la CAN 2025 constituent, à cet égard, des indicateurs révélateurs des rapports de force en présence.


Pris dans leur globalité, ces éléments dessinent un risque systémique majeur : celui d’une compétition progressivement détournée de sa vocation sportive pour servir des intérêts géopolitiques, diplomatiques et économiques convergents, dans un contexte où la gouvernance de la CAF semble éprouver de sérieuses difficultés à imposer des garde-fous efficaces.


L’OMSAC aborde ces informations avec prudence et responsabilité, et laisse au déroulement des événements, à compter du 18 janvier 2026, le soin de confirmer ou d’infirmer ces alertes.


Fidèle à sa mission de veille, d’alerte et de protection de l’intégrité, l’OMSAC réaffirme son engagement à défendre l’équité sportive et à exposer toute dynamique susceptible de compromettre la crédibilité, l’unité et la dignité du football africain.


Le temps, allié de la vérité, permettra d’éclairer l’opinion internationale sur la nature réelle de ces mécanismes et sur les responsabilités de ceux qui auront contribué à transformer une compétition continentale en instrument d’influence.



Les analyses, synthèses et rapports relatifs au football africain, au football international et à la CAN 2025, publiés par l’Organisation Mondiale de Sécurité Anti-Corruption et Criminalité (OMSAC) entre le 1er janvier 2025 et le 31 janvier 2026, sont protégés par le droit d’auteur et demeurent la propriété exclusive de l’OMSAC. Toute reproduction, diffusion, adaptation ou réutilisation, totale ou partielle, quel qu’en soit le support, sans autorisation écrite préalable, est strictement interdite et expose son auteur à des poursuites conformément aux lois et conventions internationales en vigueur.

Les contenus publiés s’inscrivent dans un travail d’analyse, de veille et d’investigation indépendante. Ils ne constituent ni un jugement judiciaire, ni une décision de justice, ni une condamnation définitive.


Karl SCHLEKER

Département Intégrité et Investigations

 
 
 

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