CAN 2025 - Finale sous tension : l’épreuve de l’intégrité sportive, entre certitudes et volonté
- omsac actualités

- 17 janv.
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Dernière mise à jour : il y a 6 jours

Depuis la qualification du Sénégal et du Maroc pour la finale du 18 janvier 2026, la délégation sénégalaise évolue dans un climat de pression inhabituelle, marqué par une succession d’événements perçus comme des tentatives de déstabilisation extra-sportive. Face à ces signaux convergents, le Sénégal a opposé une ligne de conduite fondée sur la retenue, la lucidité et le respect strict de l’éthique sportive.
Plusieurs incidents ont ainsi mis à l’épreuve la sérénité des Lions : une arrivée chaotique à la gare de Rabat, sans dispositif de sécurité conforme aux standards exigés pour une finale continentale ; des difficultés persistantes liées à l’hébergement ; un désaccord majeur concernant le choix du site d’entraînement, celui-ci étant situé au sein du camp de base permanent de l’équipe hôte ; ainsi que des restrictions inhabituelles concernant l’accès des officiels et des supporters sénégalais à la billetterie.
À ces dysfonctionnements s’ajoute une autre source d’interrogation majeure :
à la veille de la finale, le nom officiel de l’arbitre désigné pour diriger la rencontre n’a toujours pas été confirmé. Selon plusieurs informations concordantes, cette pratique aurait déjà été observée depuis le début de la compétition pour certaines rencontres, principalement celles impliquant l’équipe du pays hôte.
Ces éléments restent à confirmer, mais soulèvent de légitimes préoccupations. L’après-CAN permettra sans doute de lever le voile sur de nombreux points encore obscurs.
Pris isolément, ces faits pourraient relever de dysfonctionnements organisationnels. Observés dans leur continuité, ils dessinent toutefois un environnement de forte pression psychologique, à la frontière de l’acceptable dans une compétition de ce niveau. Le refus catégorique de toute concession extra-sportive, y compris face à des tentatives de séduction matérielle, a néanmoins constitué le fil directeur de la position sénégalaise.
C’est précisément cette posture — faite de discipline collective, de foi, de nationalisme assumé et d’attachement aux règles du jeu — qui a bouleversé les certitudes de ceux qui misaient sur des leviers d’influence extérieurs au terrain. En réponse, le staff et les joueurs ont réaffirmé un choix clair : remporter cette finale uniquement par le mérite sportif.
De l’autre côté, la surprise et la déception dominent, accompagnées d’une inquiétude palpable. Ils misaient sur la force des liens fraternels et des intérêts communs entre les deux nations pour sécuriser l’issue du match. Or, ce qui semblait être une certitude solide s’est révélé être un calcul erroné, fondé sur une confiance excessive et une sous-estimation de la détermination, de l’intégrité et de la résilience de l’adversaire. Nos sources confirment une détermination sans précédent des joueurs sénégalais et leur staff.
Dans ce contexte, la cellule Anticor-Sport du département Intégrité et Investigations de l’OMSAC demeure pleinement mobilisée, assurant une veille active jusqu’au terme de la compétition. La direction de l’OMSAC a, par ailleurs, saisi officiellement les instances concernées afin de rappeler l’impératif absolu de neutralité, d’équité et de protection des délégations.
Tout indique désormais que la rencontre à venir sera exceptionnelle, non seulement sur le plan sportif, mais aussi comme test grandeur nature de la crédibilité des mécanismes d’intégrité du football africain. À l’issue de cette épreuve, une seule conclusion devra prévaloir : que le meilleur gagne, sur le terrain et uniquement sur le terrain.

Les analyses, synthèses et rapports relatifs au football africain, au football international et à la CAN 2025, publiés par l’Organisation Mondiale de Sécurité Anti-Corruption et Criminalité (OMSAC) entre le 1er janvier 2025 et le 31 janvier 2026, sont protégés par le droit d’auteur et demeurent la propriété exclusive de l’OMSAC. Toute reproduction, diffusion, adaptation ou réutilisation, totale ou partielle, quel qu’en soit le support, sans autorisation écrite préalable, est strictement interdite et expose son auteur à des poursuites conformément aux lois et conventions internationales en vigueur.
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Karl SCHLEKER
Département Intégrité et Investigations




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