Abdoulaye Fall : il aurait fallu agir au début de l’orage, trop tard la CAF est otage
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- il y a 3 jours
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L’OMSAC observe avec attention la récente déclaration du président de la Fédération Sénégalaise de Football, Abdoulaye Fall, affirmant que « le Maroc tient la CAF ». Si les déséquilibres et les ingérences dans le football africain sont bien connus et largement documentés, le moment choisi pour cette prise de parole interpelle. Pour l’OMSAC, ses experts, ses lanceurs d’alerte et ses partenaires, cette déclaration ne constitue en réalité qu’un non-événement.
Depuis 2022, l’OMSAC mène un combat continu et rigoureux contre ce que nous avons qualifié de « La Pieuvre » et de ses tentacules, qui ont progressivement transformé la CAF en un instrument de pouvoir et d’influence extra-sportive. Cette action s’inscrit dans une logique d’analyse systématique, de collecte de preuves et de vigilance institutionnelle — bien loin des dénonciations ponctuelles et opportunistes.
Nous sommes en 2026. L’ère des hautes technologies, de l’information instantanée et de la transparence numérique a rendu obsolètes les pratiques opaques et les silences prolongés. Les responsabilités se mesurent non seulement dans les paroles, mais surtout dans les actes et dans la constance des engagements. Le football africain ne peut plus être traité comme un espace de récits romanesques ou d’anecdotes spectaculaires, comme à l’époque où les légendes se transmettaient au coin du feu.
À ce titre, l’OMSAC rappelle avec fermeté que la crédibilité d’un dirigeant continental se juge à sa capacité d’agir de manière proactive pour protéger l’intégrité et la souveraineté des institutions sportives africaines, et non à la rapidité avec laquelle il choisit de commenter des événements passés après coup.
Nous encourageons ainsi tous les responsables africains à agir avec constance, transparence et courage, car les instances internationales, les acteurs sportifs et les populations attendent désormais des engagements tangibles et vérifiables. Les déclarations tardives, si médiatiques soient-elles, ne sauraient remplacer l’action déterminée et documentée.
Le football africain mérite une gouvernance éclairée, cohérente et résolument tournée vers l’avenir. L’OMSAC reste vigilante et rappelle à chacun que le temps des contes et des héros improvisés est révolu : il est temps de faire preuve de responsabilité réelle et de courage institutionnel.
L’OMSAC tient à souligner que cette analyse ne remet en aucun cas en cause le mérite, l’engagement ou les qualités personnelles d’Abdoulaye Fall. Nous reconnaissons son parcours et son investissement dans le football sénégalais et africain. Notre réaction porte exclusivement sur son rôle en tant que dirigeant institutionnel et sur le moment choisi pour intervenir publiquement sur des sujets critiques concernant la CAF. Il s’agit avant tout de rappeler les exigences de responsabilité, de vigilance et de constance attendues dans la gouvernance du football africain.

Les analyses, synthèses et rapports relatifs au football africain, au football international et à la CAN 2025, publiés par l’Organisation Mondiale de Sécurité Anti-Corruption et Criminalité (OMSAC) entre le 1er janvier 2025 et le 31 janvier 2026, sont protégés par le droit d’auteur et demeurent la propriété exclusive de l’OMSAC. Toute reproduction, diffusion, adaptation ou réutilisation, totale ou partielle, quel qu’en soit le support, sans autorisation écrite préalable, est strictement interdite et expose son auteur à des poursuites conformément aux lois et conventions internationales en vigueur.
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Karl SCHLEKER
Département Intégrité et Investigations




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