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Abdoulaye Fall : il aurait fallu agir au début de l’orage, trop tard la CAF est otage

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    omsac actualités
  • 26 janv.
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : 2 févr.

Abdoulaye Fall : il aurait fallu agir au début de l’orage, trop tard la CAF est otage

L’OMSAC observe avec attention la récente déclaration du président de la Fédération Sénégalaise de Football, Abdoulaye Fall, affirmant que « le Maroc tient la CAF ». Si les déséquilibres et les ingérences dans le football africain sont bien connus et largement documentés, le moment choisi pour cette prise de parole interpelle. Pour l’OMSAC, ses experts, ses lanceurs d’alerte et ses partenaires, cette déclaration ne constitue en réalité qu’un non-événement.


Depuis 2020, l’OMSAC mène un combat continu et rigoureux contre ce que nous avons qualifié de « La Pieuvre » et de ses tentacules, qui ont progressivement transformé la CAF en un instrument de pouvoir et d’influence extra-sportive. Cette action s’inscrit dans une logique d’analyse systématique, de collecte de preuves et de vigilance institutionnelle — bien loin des dénonciations ponctuelles et opportunistes.


Nous sommes en 2026. L’ère des hautes technologies, de l’information instantanée et de la transparence numérique a rendu obsolètes les pratiques opaques et les silences prolongés. Les responsabilités se mesurent non seulement dans les paroles, mais surtout dans les actes et dans la constance des engagements. Le football africain ne peut plus être traité comme un espace de récits romanesques ou d’anecdotes spectaculaires, comme à l’époque où les légendes se transmettaient au coin du feu.


À ce titre, l’OMSAC rappelle avec la plus grande fermeté que la crédibilité d’un dirigeant, qu’il soit international, continental ou national, s’apprécie à l’aune de sa capacité à agir de manière anticipative et responsable pour préserver l’intégrité, l’indépendance et la souveraineté des institutions sportives internationales, continentales et nationales, et non à travers des prises de parole tardives se limitant à commenter des faits déjà consommés.


Nous encourageons ainsi tous les responsables africains à agir avec constance, transparence et courage, car les instances internationales, les acteurs sportifs et les populations attendent désormais des engagements tangibles et vérifiables. Les déclarations tardives, si médiatiques soient-elles, ne sauraient remplacer l’action déterminée et documentée.


Le football africain mérite une gouvernance éclairée, cohérente et résolument tournée vers l’avenir. L’OMSAC reste vigilante et rappelle à chacun que le temps des contes et des héros improvisés est révolu : il est temps de faire preuve de responsabilité réelle et de courage institutionnel.


L’OMSAC tient à souligner que cette analyse ne remet en aucun cas en cause le mérite, l’engagement ni les qualités personnelles de Monsieur Abdoulaye Fall au service du football sénégalais. Nous reconnaissons pleinement son parcours ainsi que son investissement dans le développement du football sénégalais.


Notre prise de position concerne exclusivement son rôle en tant que dirigeant institutionnel, ainsi que le moment choisi pour intervenir publiquement sur des sujets sensibles et critiques liés à la gouvernance de la CAF. Il s’agit avant tout de rappeler les exigences de responsabilité, de vigilance et de cohérence qui doivent prévaloir dans la conduite des affaires du football africain.


Sans vouloir ajouter de l’huile sur le feu, il est cependant difficile de nier votre connaissance — et, à certains égards, votre implication — dans des discussions et des décisions prises en coulisses, notamment celles relatives au carré d’or et à la finale de la CAN 2025.


Un jour, la vérité sur ce scénario aux allures de feuilleton de la CAN 2025 sera révélée au grand public. Aujourd’hui, vous-même et votre allié Fouzi Lekjaa vous portez une responsabilité majeure dans l’issue de cette compétition, dont le dénouement a gravement terni l’image de l’Afrique et de son football.


Soyez-en conscients : les sanctions à venir s’annoncent lourdes contre le Sénégal et beaucoup moins pour le Maroc. Le président de la FIFA a clairement pris ses distances et a indiqué que ce dossier relève exclusivement de la Confédération Africaine de Football, estimant qu’il ne concerne pas son instance. Le président de la CAF, Patrice Motsepe, ne se laissera pas imposer ce « cadeau empoisonné » et agira avec fermeté, notamment par des sanctions sévères, en instruisant la commission de discipline, y compris sur le plan financier.


Malgré la gravité de ces sanctions, nous sommes certains que vous les accepterez sans contestation, en les justifiant publiquement par la préservation affichée de la sérénité, de la crédibilité et de la stabilité de l’instance africaine. Cette acceptation ne relèvera ni du choix ni de la conviction, mais d’un rapport de force clair, dans lequel refuser d’obtempérer exposerait à des conséquences que vous ne pouvez ignorer. L’opinion publique africaine et internationale en sera pleinement témoin.


Et si cette certitude est la nôtre, c’est parce que la responsabilité de la situation actuelle du football africain est collective : elle engage l’ensemble des membres du COMEX ainsi que les fédérations nationales, tous intégrés dans un système de complaisance réciproque où chacun parle, réagit et communique, mais où trop peu assument, décident et réforment.



Les analyses, synthèses et rapports relatifs au football africain, au football international et à la CAN 2025, publiés par l’Organisation Mondiale de Sécurité Anti-Corruption et Criminalité (OMSAC) entre le 1er janvier 2025 et le 31 janvier 2026, sont protégés par le droit d’auteur et demeurent la propriété exclusive de l’OMSAC. Toute reproduction, diffusion, adaptation ou réutilisation, totale ou partielle, quel qu’en soit le support, sans autorisation écrite préalable, est strictement interdite et expose son auteur à des poursuites conformément aux lois et conventions internationales en vigueur.

Les contenus publiés s’inscrivent dans un travail d’analyse, de veille et d’investigation indépendante. Ils ne constituent ni un jugement judiciaire, ni une décision de justice, ni une condamnation définitive.


Karl SCHLEKER

Département Intégrité et Investigations

 
 
 

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