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Assassinat de trois journalistes au Liban : l’OMSAC dénonce un crime de guerre et une atteinte grave à la liberté de l’information

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    omsac actualités
  • il y a 1 jour
  • 2 min de lecture
Assassinat de trois journalistes au Liban : l’OMSAC dénonce un crime de guerre et une atteinte grave à la liberté de l’information

L’Organisation Mondiale de Sécurité Anti-Corruption et Criminalité (OMSAC) exprime sa plus profonde indignation et condamne avec la plus grande fermeté l’attaque de drone perpétrée le samedi 28 mars 2026 à Jezzine, au Sud-Liban, ayant coûté la vie à trois journalistes. Cet acte d’une extrême gravité a entraîné la mort de professionnels de l’information engagés dans l’exercice de leur mission : Ali Shaib, Fatima Ftouni et Mohammad Ftouni, collaborateurs des chaînes Al-Mayadeen et Al-Manar.


Constats et qualification des faits

L’OMSAC tient à rappeler les éléments suivants :

• Identification claire des victimes : Les journalistes étaient clairement identifiés comme tels au moment des faits et exerçaient leur mission d’information en conformité avec les standards internationaux.


• Violation du droit international humanitaire : Le ciblage délibéré de journalistes constitue une violation grave des Conventions de Genève. En zone de conflit, les journalistes bénéficient d’une protection équivalente à celle des civils. Leur mise à mort intentionnelle peut être qualifiée de crime de guerre.


• Atteinte à la liberté d’informer :L’élimination de témoins directs sur le terrain constitue une entrave grave au droit à l’information et s’inscrit dans une logique d’opacité visant à dissimuler d’éventuelles violations des droits fondamentaux.


Appel à la communauté internationale

Au regard de la gravité des faits, l’OMSAC, conformément à sa mission de lutte contre la criminalité internationale, appelle :

  • Les Nations Unies, ainsi que le Conseil des droits de l’homme, à diligenter sans délai une enquête internationale indépendante afin d’établir les responsabilités et de garantir que les auteurs de ces actes répondent de leurs actes devant la justice internationale ;


  • Les organisations internationales de défense de la liberté de la presse à se mobiliser de manière coordonnée afin de garantir une protection effective des journalistes en zones de conflit ;


  • La communauté internationale à réaffirmer avec fermeté le caractère inviolable du droit à l’information et à mettre un terme à l’impunité dont bénéficient les auteurs de crimes visant les acteurs médiatiques.


Hommage et solidarité

En ce jour de deuil pour la presse mondiale, l’OMSAC présente ses condoléances les plus sincères aux familles des victimes, à leurs collègues ainsi qu’à l’ensemble du peuple libanais.


L’OMSAC réaffirme son engagement indéfectible en faveur de la protection des journalistes, de la défense des droits humains et de la lutte contre toutes les formes de criminalité internationale.


L’OMSAC Action – Intégrité – Justice


Département presse & médias

 
 
 

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Clause de responsabilité et portée juridique

Nos rapports et enquêtes sont fondées sur des informations accessibles, des recoupements factuels et des analyses professionnelles. Elles ne constituent en aucun cas des enquêtes judiciaires, policières ou administratives, ni des décisions de justice.

Conformément aux statuts de l’OMSAC, nos missions officielles sont la lutte contre la corruption, la criminalité, le trafic d’influence, la fuite des capitaux, le blanchiment d’argent, la défense des droits de l’homme, la traite des êtres humains, l’immigration clandestine et la protection de la liberté d’expression à l’échelle mondiale.

L’OMSAC mène ses propres enquêtes et investigations. Lorsqu’elle reçoit des informations ou des alertes, celles-ci sont analysées, étudiées et expertisées par le Département Intégrité et Investigations, en coordination avec le Département Juridique. Selon la gravité et la nature des faits constatés, ces départements décident de la transmission des dossiers aux institutions sécuritaires ou judiciaires compétentes du pays concerné. À partir de ce point, la mission de l’OMSAC prend fin.

L’OMSAC n’est ni une autorité de poursuite, ni un organe juridictionnel, ni un service de police ou de renseignement. Les constats, opinions et conclusions exprimés sur ces pages ne sauraient être assimilés à des accusations pénales, à des jugements de culpabilité ou à des décisions judiciaires. Toute responsabilité pénale, disciplinaire ou administrative relève exclusivement des institutions légalement compétentes, conformément au droit national et international applicable.

Les personnes ou entités mentionnées sur ces pages bénéficient pleinement de la présomption d’innocence et des droits fondamentaux garantis par le droit international. Ces documents ont pour unique objectif de contribuer au débat public, à la transparence institutionnelle et à l’amélioration de la gouvernance, dans le strict respect des cadres légaux et des normes internationales.

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