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L’OMSAC tire la sonnette d’alarme : pression, manipulations et menace sur la souveraineté du football africain

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    omsac actualités
  • 12 mars 2022
  • 5 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 1 jour

L’OMSAC tire la sonnette d’alarme : pression, manipulations et menace sur la souveraineté du football africain
Le Sud-Africain Patrice Motsepe (au premier plan), accompagné du président de la FIFA Gianni Infantino, avant son élection à la présidence de la Confédération africaine de football, le 12 mars 2021 à Rabat. AFP - FADEL SENNA

À l’occasion du premier anniversaire de l’élection de M. Patrice Motsepe à la tête de la CAF, l’OMSAC tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme. Nos alertes ne constituent pas un acharnement contre l’institution ou ses dirigeants, mais un signal clair face à un système de gouvernance opaque et des pratiques qui menacent l’intégrité et la souveraineté du football africain.


Le football africain n’a jamais été aussi politisé, et cette situation ouvre la porte à des dérives graves qui pourraient compromettre durablement son avenir. Depuis un an, les faits et témoignages que nous avons recueillis confirment que nos préoccupations restent d’actualité et doivent être entendues par l’opinion africaine et internationale.


Notre démarche ne relève ni de l’hostilité institutionnelle, ni d’un règlement de comptes personnel. Elle procède d’une conviction étayée par des témoignages concordants, des documents internes et des alertes répétées, faisant état de l'existence d'un système de corruption et d'un trafic d'influence structurels, enraciné depuis l’ère Issa Hayatou et qui, selon nos informations, s’est progressivement renforcé, sophistiqué et institutionnalisé ces dernières années.


Depuis l’« élection » de M. Patrice Motsepe à la présidence de la Confédération Africaine de Football (CAF) — processus que plusieurs sources internes, observateurs et acteurs du football africain décrivent comme une « désignation largement orientée » — le système dénoncé aurait connu une phase de structuration et de centralisation accrue.


Selon des témoignages concordants, cette évolution serait intervenue dans un contexte marqué par l’implication déterminante du président de la FIFA, M. Gianni Infantino, dont le soutien politique et institutionnel à cette candidature est régulièrement évoqué.


D’après ces mêmes sources, un mode de gouvernance fortement centralisé se serait progressivement installé, caractérisé par l’existence d’un monopole décisionnel de fait, dans lequel le président de la FIFA exercerait une influence prépondérante sur les orientations stratégiques du football africain, en interaction étroite avec le président de la Fédération Royale Marocaine de Football, M. Fouzi Lekjaa, nommé premier vice-président de la CAF et décrit comme un acteur clé des mécanismes opérationnels et décisionnels.


Dans cette configuration, le rôle du président de la CAF, M. Patrice Motsepe, apparaîtrait principalement limité à des fonctions de représentation institutionnelle et protocolaire, notamment lors de grandes cérémonies officielles et de rencontres avec des chefs d’État, tandis que les centres effectifs de décision seraient concentrés au sein d’autres pôles d’influence.


Une telle asymétrie de gouvernance, si elle venait à être confirmée, traduirait une atteinte potentielle à l’autonomie et à la souveraineté du football africain, dans des proportions qui ne sembleraient ni comparables ni acceptables au sein de l’Union européenne de football (UEFA) ou de la Confédération sud-américaine de football (CONMEBOL).


Un témoignage majeur ignoré : les déclarations d’Amr Fahmy

Parmi les éléments les plus significatifs portés à la connaissance de l’OMSAC figure le témoignage historique de feu Amr Fahmy, ancien secrétaire général de la CAF, transmis au président de l’OMSAC, Monsieur Mourad MAZAR, à l’époque où ce dernier présidait la Fédération Internationale Anti-Corruption Sportive (FIACS), avant l’éviction d’Amr Fahmy en 2019. Ce témoignage a ensuite été corroboré par ses prises de parole publiques, peu avant son décès survenu en février 2020.


Amr Fahmy avait notamment affirmé que le problème de corruption et du trafic d'influence au sein de la CAF s'est endurci est devenu un véritable virus qui s'est propagé beaucoup plus que durant les années de Issa Hayatou. Et parmi les quelques cas de manipulation, celui des manœuvres internes visant à influencer l’issue de la Coupe d’Afrique des Nations 2019, en particulier lors de la finale opposant l’Algérie au Sénégal.

« La CAF a mené des manœuvres douteuses afin de favoriser le Sénégal au détriment de l’Algérie », avait-il déclaré, soulignant que des responsables de l’instance auraient tenté de déséquilibrer l’arbitrage et l’environnement décisionnel au profit de la sélection sénégalaise.

Selon Amr Fahmy, l’équipe nationale algérienne aurait remporté le trophée malgré un contexte institutionnel défavorable, évoquant l’existence de pressions politiques et géopolitiques exercées par des acteurs influents du football mondial et africain. Il citait notamment, dans ses déclarations, des responsables occupant des positions stratégiques au sein de la FIFA et de la CAF, ainsi que l’intervention de forces étrangères agissant de manière occulte.


Une alerte, pas une croisade

Ces éléments, parmi tant d’autres, démontrent que les alertes de l’OMSAC ne sont ni improvisées ni opportunistes. Elles s’inscrivent dans une démarche de prévention, de documentation et de protection de l’intégrité du sport africain, face à un système qui, selon nos informations, ne dysfonctionne plus à la marge mais menace structurellement l’équité, la transparence et la crédibilité des compétitions.


Refuser d’entendre ces alertes, disqualifier systématiquement les lanceurs d’alerte ou assimiler toute critique à un acharnement, revient à nier la gravité des faits rapportés et à prolonger un climat d’impunité préjudiciable à l’avenir du football africain.


L’OMSAC réaffirme que son combat n’est dirigé contre aucun pays ni aucune nation, mais contre les systèmes opaques, les réseaux d’influence et les pratiques contraires à l’éthique et aux principes de bonne gouvernance dans tous les domaines ; le sport n’en est qu’une goutte dans l’océan.


Alerte et mise en garde : Intégrité des qualifications mondial 2022

Objet : Vigilance contre les réseaux d'influence et les manipulations arbitrales.

L'OMSAC lance une alerte solennelle et une mise en garde à l'ensemble des fédérations africaines de football engagées dans les barrages de la Coupe du Monde 2022. Nous appelons à une mobilisation immédiate pour contrer d'éventuelles manipulations et complicités extra-sportives.


Nos analyses de risques pointent des menaces réelles de favoritisme institutionnel pouvant porter gravement atteinte à l'intégrité de la compétition.

Le levier principal identifié pour ces manœuvres est l'arbitrage, avec des risques accrus de décisions orientées.


Selon nos investigations, la rencontre Algérie – Cameroun apparaît comme la plus exposée à ces tentatives de déstabilisation et de pressions externes. L'OMSAC exhorte les instances à garantir une transparence totale afin de préserver l'éthique sportive et la souveraineté des délégations nationales.


En raison du caractère critique et urgent de ce dossier, une notification officielle a été transmise aux services d'intégrité et de conformité de la FIFA, exigeant une vigilance accrue sur les mécanismes de désignation et de contrôle.


Conclusion

Nous appelons les passionnés du sport roi en Afrique à se réveiller et à agir de manière unie, car la situation actuelle du football africain s’oriente vers un avenir incertain, susceptible de compromettre durablement son intégrité et son développement. Cette dérive est aggravée par des manipulations répétées et par des orientations stratégiques imposées par le président de la FIFA, ainsi que par l’influence croissante d’un cartel de présidents de clubs européens, dont les objectifs économiques et politiques apparaissent manifestement contraires aux intérêts du football africain et à sa souveraineté sportive.


Département presse et médias

 
 
 

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Clause de responsabilité et portée juridique

Nos rapports et enquêtes sont fondées sur des informations accessibles, des recoupements factuels et des analyses professionnelles. Elles ne constituent en aucun cas des enquêtes judiciaires, policières ou administratives, ni des décisions de justice.

Conformément aux statuts de l’OMSAC, nos missions officielles sont la lutte contre la corruption, la criminalité, le trafic d’influence, la fuite des capitaux, le blanchiment d’argent, la défense des droits de l’homme, la traite des êtres humains, l’immigration clandestine et la protection de la liberté d’expression à l’échelle mondiale.

L’OMSAC mène ses propres enquêtes et investigations. Lorsqu’elle reçoit des informations ou des alertes, celles-ci sont analysées, étudiées et expertisées par le Département Intégrité et Investigations, en coordination avec le Département Juridique. Selon la gravité et la nature des faits constatés, ces départements décident de la transmission des dossiers aux institutions sécuritaires ou judiciaires compétentes du pays concerné. À partir de ce point, la mission de l’OMSAC prend fin.

L’OMSAC n’est ni une autorité de poursuite, ni un organe juridictionnel, ni un service de police ou de renseignement. Les constats, opinions et conclusions exprimés sur ces pages ne sauraient être assimilés à des accusations pénales, à des jugements de culpabilité ou à des décisions judiciaires. Toute responsabilité pénale, disciplinaire ou administrative relève exclusivement des institutions légalement compétentes, conformément au droit national et international applicable.

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