Algérie–Cameroun : un an de vérité, un an de trahison et de dénigrement
- omsac actualités

- 17 avr. 2023
- 6 min de lecture

Le présent rapport consolide l’ensemble des analyses, expertises externes et éléments factuels relatifs à l’article publié par l’OMSAC le 16 avril 2022, intitulé «Algérie–Cameroun : le match de la honte». À l’occasion du premier anniversaire de cette publication, il apparaît clairement que la controverse engendrée dépasse largement le cadre sportif et met en lumière l’existence d’une campagne coordonnée de dénigrement, visant à neutraliser une organisation indépendante et son président, ainsi qu’à délégitimer son action en matière d’intégrité et de lutte contre la corruption.
Les attaques observées – médiatiques, politiques et numériques – n’ont pas porté sur une réfutation technique des faits, mais sur la disqualification de la source, par la remise en cause du statut juridique de l’OMSAC et par l’instrumentalisation de la nationalité de son président. Cette stratégie confirme l’impact réel des révélations et l’atteinte portée aux intérêts établis.
I. Contexte et objet de l’article de 2022
L’article de l’OMSAC visait trois objectifs clairs :
Documenter des erreurs arbitrales graves et intentionnelles, établies par les échanges audio et vidéo des arbitres VAR allemands.
Alerter sur des dynamiques internes à la FIFA, opposant différentes lignes de gestion du dossier (erreurs techniques vs corruption).
Exiger la transparence et la reddition de comptes, en rappelant que la simple sanction d’un arbitre ne saurait réparer une injustice sportive.
L’OMSAC n’a jamais promis un résultat déterminé (rejeu ou qualification directe), mais a présenté des scénarios juridiques possibles, conformément à une obligation de moyens et non de résultat.
II. Onde de choc médiatique internationale
1. Presse camerounaise
Les médias camerounais ont majoritairement adopté une ligne de contestation frontale, assimilant l’article à une tentative de déstabilisation de la qualification nationale. Les arguments avancés relèvent principalement du registre politique (« complot », « ingérence »), sans réfutation technique des éléments VAR.
2. Médias internationaux et plateformes d’analyse
Plusieurs médias régionaux et internationaux ont exprimé un scepticisme appuyé, mettant en cause :
la publication publique des preuves techniques,
la reconnaissance institutionnelle de l’OMSAC,
la capacité de l’organisation à influencer les décisions de la FIFA.
Ces critiques ont contribué à installer un doute médiatique, sans pour autant démontrer l’inexactitude des faits rapportés.
III. Les attaques internes en Algérie : un paradoxe révélateur
1. Journalistes et chroniqueurs influents
Une partie significative de l’élite médiatique algérienne a adopté une posture de scepticisme critique, accusant l’OMSAC de nourrir de faux espoirs ou de manquer de base juridique reconnue.
2. Presse sportive et sites électroniques
Certains médias ont été plus virulents, allant jusqu’à tourner en dérision les rapports techniques et à remettre en cause la légitimité même de l’OMSAC à intervenir sur un dossier international.
3. Une attaque ciblant la direction
Au-delà du contenu, les critiques ont visé la personne du président de l’OMSAC monsieur Mourad Mazar, l’accusant d’opportunisme, de populisme ou d’instrumentalisation de la douleur populaire.
Ce phénomène interne constitue un élément central et structurant du dossier. Il met en lumière l’existence d’un conflit d’influence manifeste entre, d’une part, une organisation mondiale indépendante, légalement agréée, investie d’une mission de vigilance, d’investigation et de protection de l’intégrité, et, d’autre part, des acteurs médiatiques et para-institutionnels dépourvus de toute légitimité technique ou juridique, agissant par opportunisme, par ignorance ou par intérêt personnel, alors même que le document de l’OMSAC était objectivement favorable à leur pays.
IV. La question marocaine : une attaque sans fondement textuel
L’analyse rigoureuse du texte de 2022 établit sans ambiguïté que :
le Maroc n’est cité à aucun moment,
aucune accusation implicite ou explicite ne vise des acteurs marocains,
l’objet exclusif est le match Algérie–Cameroun et la gouvernance arbitrale.
Les attaques émanant de certains médias marocains relèvent ainsi d’une lecture politique externe, délibérément détachée du contenu réel du document. Elles s’inscrivent dans un prisme de rivalités régionales et géopolitiques persistantes, et traduisent une volonté manifeste de récupération et de déformation du débat, visant à alimenter des narratifs hostiles à l’Algérie plutôt qu’à examiner les faits exposés.
Cette posture confirme l’existence de manipulations médiatiques à caractère politique, dont l’objectif n’était ni la recherche de la vérité ni la défense de l’intégrité sportive, mais la consolidation de positions idéologiques et l’entretien de tensions régionales par l’instrumentalisation du football.
V. Instrumentalisation de la nationalité du président de l’OMSAC
1. La stratégie de disqualification
Faute de pouvoir contester les faits techniques, les détracteurs ont déplacé le débat vers l’identité du président de l’OMSAC, réduisant son analyse à un supposé réflexe nationaliste.
2. Le paradoxe algérien
Plus troublant encore, certains acteurs algériens — médias, journalistes et relais sur les réseaux sociaux — ont adopté des positions alignées avec celles de la presse marocaine, allant jusqu’à partager, reprendre et exploiter des publications hostiles, souvent sans aucune vérification, contre l’un de leurs compatriotes.
Ce comportement dépasse le simple scepticisme : il constitue une véritable trahison morale, en s’attaquant à la réputation, à l’honneur et à l’intégrité d’un dirigeant national engagé pour la transparence et la justice sportive. Agir ainsi au détriment de la dignité, de la cohésion et de la solidarité nationales révèle une logique d’opportunisme et de soumission à des intérêts externes, plutôt que de loyauté envers les principes éthiques et nationaux.
Cette convergence d’attaques internes et externes n’est pas fortuite. Elle est un signal clair de la menace que représentait la démarche indépendante de l’OMSAC, et illustre comment, lorsque des faits dérangent des réseaux puissants, certains compatriotes peuvent choisir la trahison morale plutôt que la défense de l’intégrité et de l’intérêt collectif.
VI. Le profil du président de l’OMSAC : une cible structurelle
Un parcours riche en réalisations, structuré et reconnu aux niveaux national, continental, international et mondial :
Président du Syndicat National des Footballeurs Professionnels Algériens (SNFPA)
Président de l'Union Africaine des Footballeurs Professionnels (UAF)
Président de la Fédération Internationale Anti-Corruption Sportive (FIACS)
Président de l'Organisation Mondiale de Sécurité Anti-Corruption et Criminalité (OMSAC)
Président du CS Constantine, doyen des clubs algériens
Ce parcours révèle une continuité exceptionnelle de près de trente années, entièrement consacrées à :
la défense des droits des joueurs,
la lutte contre la corruption sportive,
la protection de l’intégrité des compétitions.
Cette expertise de terrain, africaine et internationale, explique la virulence et l’acharnement des attaques dont a été victime le président de l’OMSAC. Il ne s’agit pas d’un observateur occasionnel : c’est un acteur ayant dirigé personnellement chaque organisation, connaissant intimement les réseaux, méthodes et mécanismes de pression du football continental, international, et capable de dénoncer les pratiques corrompues avec précision et rigueur.
VII. Lecture stratégique des attaques
Les éléments consolidés permettent d’identifier une stratégie commune :
Détourner le débat du terrain technique vers la politique et l’identité.
Isoler l’OMSAC en contestant son statut plutôt que ses conclusions.
Justifier l’inaction institutionnelle, en présentant les alertes comme partisanes.
Cette stratégie est caractéristique des systèmes confrontés à une menace réelle et crédible pour leurs intérêts. L’un de nos lanceurs d’alerte, extrêmement proche des décideurs de la FIFA, nous a confié que cette attaque gratuite, irresponsable et ce braquage médiatique ciblé contre l’OMSAC ont conforté certaines structures de la FIFA dans leur choix d’ignorer délibérément les réclamations des instances footballistiques algériennes.
Parallèlement, la même source et nos investigations approfondies, appuyées par des preuves tangibles, mettent en évidence la trahison et la complicité de certaines parties algériennes, qui ont sciemment collaboré avec des acteurs externes pour saboter les intérêts de leur propre fédération concernant ce dossier.
Ce comportement constitue non seulement une violation de l’éthique professionnelle, mais une trahison morale flagrante, révélatrice d’un alignement opportuniste et d’une soumission aux réseaux d’influence, au détriment de l’intégrité nationale et du football africain.
Conclusion
Ce rapport de synthèse n’est ni un exercice académique, ni une prise de position opportuniste. Il constitue un acte de légitime défense institutionnelle face à une campagne de dénigrement coordonnée, violente et destructrice, dont l’OMSAC et son président ont été la cible directe.
Les attaques subies – insultes personnelles, moqueries publiques, accusations graves, intrusions dans la sphère familiale – ne relèvent pas du débat contradictoire. Elles constituent un préjudice moral, professionnel et sécuritaire majeur, infligé à des cadres dont le seul « crime » fut de défendre l’intégrité du sport, de rétablir la vérité factuelle et de dénoncer, preuves à l’appui, les mécanismes de corruption qui gangrènent le football africain.
L’article du 16 avril 2022 s’inscrivait strictement dans le cadre des missions statutaires, agréées et reconnues de l’OMSAC, ainsi que dans une enquête de fond visant les dérives systémiques des institutions footballistiques africaines et les réseaux mafieux qui gravitent autour d’elles. Les éléments techniques et documentaires évoqués ont été transmis aux autorités compétentes, conformément aux procédures en vigueur.
La virulence des réactions observées constitue en elle‑même une preuve indirecte de la justesse de l’alerte lancée. Lorsqu’un système ne peut contester les faits, il s’attaque aux hommes. Cette affaire démontre que la corruption sportive ne se limite pas aux terrains, mais s’étend aux sphères médiatiques, politiques et d’influence.
L’OMSAC réaffirme qu’elle ne reculera ni face à l’intimidation, ni face aux campagnes de diffamation. Ce rapport marque une ligne rouge : désormais, toute attaque infondée, toute manipulation médiatique et toute atteinte à l’honneur de ses cadres seront documentées, qualifiées et traitées comme telles.
Défendre l’intégrité n’est pas un délit. Dénoncer la corruption n’est pas une provocation. C’est une obligation.
Département presse & médias





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