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Transferts douteux, contrats frauduleux, corruption : le football belge dans la tourmente


Grâce aux informations livrées par un agent de joueurs arrêté en 2018, les autorités judiciaires ont bouclé trois années d’investigation qui devraient déboucher sur le renvoi de dizaines de personnes devant les tribunaux.

Alors qu’il espérait aborder sereinement la demi-finale de la Ligue des nations contre la France, jeudi 7 octobre, à Turin, le monde belge du football s’est mis à trembler. Et pas parce que ses Diables rouges, en quête d’un succès qui ne soit pas seulement d’estime, redoutaient cette rencontre à l’allure de revanche après la défaite (1-0) de 2018, en demi-finales de la Coupe du monde. Ce sont plutôt les révélations faites par l’avocat d’un agent de joueurs qui ont secoué tous les protagonistes du championnat national.

Me Kris Luyckx était présent sur le plateau de la chaîne publique flamande VRT, lundi 4 octobre. Avocat de Dejan Veljkovic, l’un des agents de joueurs les plus célèbres du pays, il a affirmé qu’une cinquantaine de transferts douteux, une centaine de contrats frauduleux et les activités d’une quarantaine de personnes (dirigeants de club, entraîneurs, peut-être joueurs) seraient bientôt au cœur d’un grand procès.


Presque tous les clubs impliqués

Son client, en échange de la promesse d’une peine réduite (cinq ans de prison avec sursis et 80 000 euros d’amende avec sursis), a accepté d’expliquer devant des enquêteurs, durant deux cents heures, tout ce qu’il savait des pratiques en vigueur dans le football national.


Le 10 octobre 2018, des policiers avaient perquisitionné 44 adresses dans tout le pays, à la recherche d’indices sur une série de dossiers concernant des malversations présumées. A la suite de cette opération, M. Veljkovic avait été mis en examen pour participation à une organisation criminelle, faux en écriture et fraude fiscale. Il allait toutefois conclure, avec le parquet, un accord lui assurant protection et clandestinité en échange d’informations.


Ce sont ces dernières qui ont permis aux autorités judiciaires de boucler trois années d’investigation devant déboucher prochainement sur le renvoi de dizaines de personnes

devant les tribunaux.


Par Jean-Pierre Stroobants

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