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Les journalistes sont-ils encore crédibles ?


Devons-nous encore faire confiance à ceux qui nous informent ? Sont-ils réellement neutres ?

La banalisation du « publirédactionnel »

Le devoir des médias est de recueillir et de diffuser des informations dignes de foi. La crédibilité des médias dépend de leur objectivité, de leur impartialité et de leur équité.


Les informations fournies doivent être réelles et exactes. Pour les journalistes, assister à des conférences de presse et écrire des articles sont des devoirs de base. En dehors de la rémunération versée par l’employeur, les journalistes et les médias ne doivent en aucun cas toucher de rétribution de l’interlocuteur objet d'interview, de reportage ou de commentaire.


À partir du moment où les relations entre un journaliste et son interlocuteur sortent du domaine journalistique pour se transformer en relations vénales, l'objectivité, l'exactitude et l'impartialité de l'information partent à vau-l'eau.


Les médias chargés de fournir des informations dans l’intérêt public se transforment alors en outils au service d'intérêts particuliers. La satisfaction des intérêts personnels des employés des médias porte gravement préjudice à la société : si les médias ne fournissent pas au public des informations exactes, véridiques et objectives, la société est comme égarée dans les ténèbres ou dans le brouillard.


Or, en Afrique, les relations entre les médias et les journalistes, et leurs interlocuteurs, sont exactement à l'opposé de ce qu’elles devraient être. Alors que les trafics dans les coulisses se sont érigés en système, le publirédactionnel, quasi officiellement approuvé, a envahi les médias. Mises à part les informations concernant des sujets politiques sensibles, toutes les autres, sans exception, peuvent faire l'objet de transactions.


Les racines de la corruption systémique des médias

D'après certains, le publirédactionnel résulterait du passage à l’économie de marché, et du triomphe des lois de l’offre et de la demande. Les acheteurs de publirédactionnel auraient besoin de médiatisation dans le domaine politique et économique, c’est-à-dire de publicité déguisée. Or, au Maghreb, de toutes les formes de corruption, la plus importante est la corruption de la Mafia politico-financière ; parmi toutes les personnes sans vergogne, les plus éhontés sont les hommes politiques – la corruption et l’impudence ont été érigées en système. En réalité, la véritable racine du mal – au-delà du passage à l’économie de marché induit par les réformes – réside dans le système médiatique des Clans mafieux.




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