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Gassama – Ndala (2022–2026) : deux matchs, deux arbitres affectés par la même influence — l’arbitrage africain sous contrôle

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    omsac actualités
  • 24 janv.
  • 5 min de lecture

Dernière mise à jour : 29 janv.

Gassama – Ndala (2022–2026) : deux matchs, deux arbitres affectés par la même influence — l’arbitrage africain sous contrôle

La cellule Anticor-Sport du Département Intégrité et Investigation de l’OMSAC a procédé à une analyse comparative approfondie de deux affaires majeures ayant profondément marqué l’opinion sportive africaine et internationale : le match Algérie – Cameroun (29 mars 2022) et le match Maroc – Sénégal (18 janvier 2026), survenus dans le cadre de compétitions à forts enjeux continentaux et mondiaux. L’objet de cette synthèse est strictement circonscrit à l’étude des comportements arbitrals, des mécanismes décisionnels et des schémas de protection institutionnelle observés dans ces deux dossiers.


Il ressort de nos travaux l’existence de points de convergence troublants entre les arbitres Bakary Gassama et Jean-Jacques Ndala, convergence qui ne peut être analysée isolément, tant elle s’inscrit dans un contexte plus large d’influences structurelles au sein du football africain.


1. Désignations contestées et poids politique des rencontres

Dans les deux cas, la désignation des arbitres a suscité de vives interrogations avant même le coup d’envoi.

  • Bakary Gassama était déjà considéré par de nombreux observateurs comme un arbitre bénéficiant d’une protection institutionnelle exceptionnelle, malgré des précédents controversés.

  • Jean-Jacques Ndala est, quant à lui, régulièrement présenté comme l’un des arbitres privilégiés pour les matchs à haute tension impliquant des nations disposant d’un poids politique significatif au sein des instances de la CAF.


Ces désignations ne peuvent être dissociées de l’environnement décisionnel dans lequel elles s’inscrivent, marqué par une concentration du pouvoir et une politisation croissante de l’arbitrage.


2. Gestion de la VAR et décisions de rupture

Le second point de convergence réside dans la gestion des moments clés, ayant directement influencé l’issue des rencontres.

  • Lors du match Algérie – Cameroun (2022), Bakary Gassama a été accusé d’ignorer des fautes manifestes et de recourir à la VAR de manière sélective, en contradiction avec les protocoles établis.

  • Dans le cas de Jean-Jacques Ndala, plusieurs décisions controversées ont été relevées lors de matchs majeurs, nourrissant des accusations d’interprétation partiale des lois du jeu, souvent perçue comme favorable à certaines sélections.


Dans les deux situations, la VAR, censée renforcer l’équité, apparaît comme un outil instrumentalisé, accentuant les soupçons de manipulation.


3. Protection institutionnelle systématique

Un troisième élément central concerne la réaction des instances après les faits. Malgré des protestations officielles, des rapports documentés et une mobilisation massive de l’opinion publique, aucune sanction crédible n’a été prise à l’encontre de ces arbitres : ils n'ont été ni condamnés, ni même rappelés à l'ordre.


Pour la cellule Anticor-Sport, cette absence de mesures correctives alimente l’hypothèse d’un système de protection, voire de récompense implicite, accordée à des arbitres considérés comme fiables dans la gestion de matchs à forts enjeux politiques.


4. Arbitrage et perte de souveraineté sportive

Ces deux affaires illustrent un phénomène plus large : la transformation de l’arbitrage en outil d’exécution d’agendas extra-sportifs. Les arbitres concernés apparaissent, dans ce schéma, comme les maillons visibles d’un système où l’issue sportive semble parfois subordonnée à des considérations économiques, géopolitiques ou institutionnelles. Cette dynamique participe à une érosion de la souveraineté sportive africaine, sapant la confiance des peuples, des joueurs et des fédérations dans l’équité des compétitions.


5. Dénominateur commun : l’influence structurelle de Fouzi Lekjaa

Le point de convergence ultime entre ces deux dossiers réside dans l’omniprésence d’un même centre d’influence : M. Fouzi Lekjaa, président de la Fédération Royale Marocaine de Football et membre influent du Comité exécutif de la CAF et membre du Conseil de la FIFA.


En 2022, dans le dossier Algérie – Cameroun, plusieurs éléments concordants laissent penser à une influence exercée en amont et en aval du match, notamment dans le choix de l’arbitre et dans la protection institutionnelle dont il a bénéficié.


En 2026, des mécanismes similaires semblent une nouvelle fois se reproduire, renforçant l’hypothèse d’une continuité des pratiques et d’une centralisation informelle mais effective du pouvoir décisionnel au sein des instances du football africain et international.


Pour la cellule Anticor-Sport, cette récurrence ne relève ni du hasard ni d’erreurs individuelles isolées. Elle s’inscrit dans l’existence d’un système structuré, puissant et durable, au sein duquel certains acteurs jouent un rôle déterminant dans l’orientation, la sécurisation et la validation des décisions arbitrales et disciplinaires.


Vers la protection des arbitres


Depuis plusieurs jours, de nombreuses spéculations et fausses informations circulent au sujet du conflit opposant la Fédération Royale Marocaine de Football à son homologue du Sénégal, à la suite de la finale de la CAN 2025 disputée le 18 janvier 2026. Les informations en notre possession concernant les événements récents, qui ont provoqué des scandales majeurs et porté gravement atteinte à l’image de l’Afrique et de son football, confirment que les décisions à venir de la Commission de discipline seront particulièrement révélatrices.


Elles mettront en lumière des jeux d’influence malsains, des manipulations institutionnelles, ainsi que l’implication directe ou indirecte de hauts responsables du football mondial et de membres influents des cercles décisionnels.


Tout porte à croire que nous nous dirigeons vers des sanctions disproportionnées, qui auront l’apparence d’une véritable punition à l’encontre du Sénégal. Il s’agirait notamment de sanctions financières d’une sévérité inhabituelle — amendes très élevées et maintien de la suspension de l’entraîneur sénégalais Pape Thiaw. À l’inverse, la fédération marocaine semble devoir être largement épargnée, avec des sanctions nettement plus légères sur les plans financier et symbolique, tant pour les joueurs que pour les dirigeants et les supporters.


Ces décisions viseraient avant tout à désamorcer la crise, à préserver l’image du football africain et celle du pays hôte, tout en protégeant une commission d’arbitrage devenue intouchable et des arbitres bénéficiant d’une protection institutionnelle manifeste, ainsi qu’à justifier les précédentes sanctions très sévères prononcées à l’encontre de l’Algérie et du président de la FécaFoot, Samuel Eto’o.


L’objectif sous-jacent serait d’éviter une onde de choc susceptible de faire émerger des vérités compromettantes et explosives.

Ce qui est certain, c’est que nos investigations, nos analyses et nos prévisions ont toujours abouti, grâce au travail rigoureux, à l’expertise de nos spécialistes et à l’efficacité de nos lanceurs d’alerte.


Enfin, nos enquêtes ont confirmé que le cartel d’influence opérant au sein de la CAF est profondément fragilisé par des mécanismes de chantage réciproque, fondés sur une logique de dissuasion mutuelle : « tu parles, je parle ». Ce climat de peur et de compromission explique en grande partie le silence, les blocages et l’absence de réformes structurelles. Rendez-vous dans quelques jours.


Conclusion

À travers cette synthèse, la cellule Anticor-Sport réaffirme le caractère professionnel, méthodique et constant de ses travaux. Comme elle l’a déclaré dès 2022, puis réitéré en 2023, 2024 et 2025, notre organisation poursuivra sa mission sans relâche et sans limitation de durée, jusqu’à l’atteinte de son objectif fondamental : l’établissement de la vérité, la responsabilisation des acteurs et la restauration de l’intégrité du football africain.


Cette démarche n’est dirigée contre aucune nation. Elle vise exclusivement des pratiques récurrentes, des comportements documentés et un système d’influence structuré qui menace durablement l’avenir du sport africain, son équité et sa crédibilité internationale.



Les analyses, synthèses et rapports relatifs au football africain, au football international et à la CAN 2025, publiés par l’Organisation Mondiale de Sécurité Anti-Corruption et Criminalité (OMSAC) entre le 1er janvier 2025 et le 31 janvier 2026, sont protégés par le droit d’auteur et demeurent la propriété exclusive de l’OMSAC. Toute reproduction, diffusion, adaptation ou réutilisation, totale ou partielle, quel qu’en soit le support, sans autorisation écrite préalable, est strictement interdite et expose son auteur à des poursuites conformément aux lois et conventions internationales en vigueur.

Les contenus publiés s’inscrivent dans un travail d’analyse, de veille et d’investigation indépendante. Ils ne constituent ni un jugement judiciaire, ni une décision de justice, ni une condamnation définitive.


Karl SCHLEKER

Département Intégrité et Investigations

 
 
 

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Nos rapports et enquêtes sont fondées sur des informations accessibles, des recoupements factuels et des analyses professionnelles. Elles ne constituent en aucun cas des enquêtes judiciaires, policières ou administratives, ni des décisions de justice.

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