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En Italie, le sursaut du syndicalisme face au néofascisme...


Après l’assaut contre le siège de la Confédération générale italienne du travail, le 9 octobre, les militants des trois centrales syndicales ont manifesté, samedi, pour exiger la dissolution des organisations factieuses.

Un syndicaliste devrait être sur un piquet de grève. Et pourtant, ce vendredi 15 octobre, c’était devant le siège national de la Confédération générale italienne du travail (Cgil) que se trouvaient une quinzaine de militants. Depuis le samedi 9 octobre, ils se relaient jour et nuit. Et pour cause, ce jour-là, en marge d’une manifestation contre le passe sanitaire, incitée par des néofascistes, des dizaines de personnes ont fait irruption dans les locaux de la première organisation syndicale italienne, blessant des policiers, détruisant du matériel et saccageant une œuvre d’art.


Sur la façade, le gigantesque portrait du dirigeant syndical historique Luciano Lama, dont on célèbre le centième anniversaire de la naissance, a été volé, nous indique un syndicaliste :« Ils ont dû l’emporter comme trophée. » Il sera remplacé. En attendant, comme un symbole de résistance, des dizaines de drapeaux rouges sont plantés dans les jardinières sur le trottoir. « Il faut saluer les femmes de ménage, tient à préciser Silvana.


Tout a été remis en ordre, elles ont commencé à 4 heures du matin dimanche et ont fini à 4 heures du matin le jour d’après. » C’est la maison des travailleurs qui a été prise d’assaut.

Mais de cela, certains, dans l’après-midi, ne semblaient pas avoir conscience.


Circo Massimo, quelques milliers de personnes contre le passe sanitaire qui devenait ce jour-là obligatoire sur les lieux de travail s’étaient donné rendez-vous autour de l’avocat Edoardo Polacco. Moins d’une semaine après l’attaque, le juriste, qui multiplie les recours contre l’incitation à la vaccination, lance : « La différence entre nous et les syndicats, c’est qu’eux diffusent des fables, nous défendons les faits. (…) Jusqu’à hier, on ne savait pas où s’étaient échappés les syndicats.


On ne savait même pas où se trouvait le siège de la Cgil ! » Et la foule de crier :« Vendus ! Vendus ! » Certains groupes de droite évoluent comme un poisson dans l’eau dans un mouvement sans véritables revendications ni adversaire clair. Certains manifestants nous font toutefois part de leur indignation face à une « manœuvre politique », mettant les néofascistes dans le même lot que les partis parlementaires.

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