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Cuba accusée de «répression brutale» après les manifestations de cet été...


L’ONG Human Rights Watch (HRW) accuse le gouvernement cubain d’avoir procédé à des détentions arbitraires, fait subir des mauvais traitements aux prisonniers et conduit des simulacres de procès après les manifestations sans précédent de cet été, dans un rapport publié ce mardi.

« Quand des milliers de Cubains ont manifesté en juillet, le gouvernement cubain a répondu par une répression brutale conçue pour instiller la peur et écraser l’opposition », écrit dans le document Juan Pappier, chercheur en charge des Amériques pour l’ONG.

Plus de 1 000 personnes ont été arrêtées par les autorités cubaines, afin que « la peur pèse plus lourd que le désespoir du peuple ».


Cuba avait été secouée le 11 juillet par des protestations de colère, dans une cinquantaine de villes de l’île, qui se sont soldées par un mort et des dizaines de blessés, et plusieurs centaines de personnes toujours incarcérées.


Ces manifestations spontanées, inédites depuis la révolution de 1959, avaient eu lieu aux cris de « Nous avons faim », « A bas la dictature » et « Liberté », sur fond de grave crise économique, la pire depuis trente ans.


Représailles, tortures

Des manifestants pacifiques et des opposants au gouvernement ont été arrêtés, placés à l’isolement et ont fait l’objet de simulacres de procès, souligne HRW, qui détaille le sort de 130 détenus pour la plupart soumis à des interrogatoires répétés.


Certains prisonniers ont été privés de sommeil ou battus tandis que d’autres ont été menacés de représailles contre eux ou leur famille.


Gabriela Zequeira Hernandez, étudiante de 17 ans a été arrêtée à la Havane alors qu’elle marchait près d’une manifestation le 11 juillet. Des policières l’ont forcée à s’accroupir sur le sol nue cinq fois en toussant et en pressant son ventre, a-t-elle raconté à l’ONG.


Entre juillet et octobre, Human Right Watch a parlé à plus de 150 personnes, notamment des victimes de violences, des proches et des avocats, a consulté des documents judiciaires, et corroboré de nombreuses photos et vidéos.


Malgré ces violences dénoncées par l’ONG, l’opposition cubaine a maintenu mardi son appel à manifester le 15 novembre, un rassemblement d’ores et déjà déclaré illégal par le gouvernement.


« Nous verrons alors si la stratégie de peur du gouvernement a marché », explique Juan Pappier.

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